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25 janvier 2012 : Séisme à Fukushima le 23 janvier 2012 (Source Le Monde, 25 janvier 2012, p. 6)
Un séisme de magnitude 5,1 a secoué la région de Fukushima le soir du lundi 23 janvier, après lequel les niveaux de radiations ont brusquement augmenté.
Entre le 11 mars et le 31 décembre 2011, le Japon a subi 577 secousses de magnitude supérieure ou égale à 5. Selon l’Institut de recherche sur les séismes (ERI) de l’Université de Tokyo, c’est quatre fois plus que la moyenne observée depuis 1995. L’augmentation de l’activité sismique autour de Tokyo aurait tendance à accroître le risque d'un tremblement de terre de grande intensité.
Le professeur Shinishi Sakai, de l’ERI, explique que le séisme du 11 mars 2011 a transformé le sous-sol et modifié les fonds marins. La pression s’est accrue sur les fonds situés à proximité de l’île de Hokkaido, au nord, et de la région du Kantô, au sud, où se trouve Tokyo. “Imaginez une rangée de personnes qui se tiennent par la main, explique le professeur Sakai. Si l’une d’entre elles tombe, il y a des chances que ses voisins tombent aussi. La région du Kantô peut être affectée de la même manière”.
À quand le “Big One”, ce méga-séisme redouté par les Japonais ? C’est la question que se posent les sismologues. Mais l’état actuel des connaissances ne permet pas de prédire les séismes. Au point que selon le professeur Robert J. Geller, du département des Sciences de la Terre à l’Université de Tokyo, “Depuis 1979, les séismes ayant causé plus de dix morts, y compris celui du 11 mars 2011, ont tous eu lieu dans des zones considérées comme à risque faible”.
Les gestionnaires du nucléaire, en particulier aux États-Unis et en Chine, et les gestionnaires de puits de pétrole offshore, seraient bien avisés de se poser une autre question : quelles pourraient être les répercussions d’un tel méga-séisme à d’autres endroits de la planète ?
11 janvier 2012 : Ce qui se passe vraiment au Japon
Lors de la réunion du groupe parisien du réseau Sortir du Nucléaire qui s’est déroulée le lundi 9 janvier 2012, trois Japonaises ont apporté un vigoureux démenti à la récente déclaration du Premier ministre japonais, selon laquelle les trois réacteurs de la centrale de Fukushima seraient en “arrêt à froid”.
“Même le gouverneur de Fukushima, qui est pourtant pro-nucléaire, l’a attaqué pour cette déclaration”, ont-elles affirmé. Elles ont également cité les commentaires de travailleurs de la centrale : “Je ne peux pas croire que l’on parle de la centrale dans laquelle je travaille tous les jours” ; “Nous ne pouvons pas entrer dans le bâtiment” ; “Nous ne savons pas comment récupérer le combustible”.
Le tremblement de terre du 1er janvier 2012 a atteint une magnitude 4 à la centrale de Fukushima. Il a engendré une baisse du niveau d’eau plus importante dans la piscine n° 4 : 240 millimètres en 3 heures, au lieu de 50 millimètres.
De plus, il y a eu un pic de radioactivité le 2 janvier autour de la centrale et dans la région du Kantô, qui inclut Tokyo.
Elles ont expliqué pourquoi près de 90 % des centrales japonaises sont d'ores et déjà arrêtées : les avocats des populations intentent des procès aux gouverneurs locaux pour les empêcher d’autoriser la remise en service des centrales, qui sont arrêtées pour maintenance tous les treize mois. Les six dernières centrales encore en fonctionnement seront stoppées en avril 2012.
Le Japon aura donc effectivement arrêté toutes ses centrales en un an et un mois.
Elles ont évoqué une étude américaine selon laquelle un pic de mortalité (14 000 décès supplémentaires : maladies respiratoires, morts subites d’enfants) a été observé aux USA, une semaine après le début de la catastrophe japonaise.
Ceux qui affirment que les trois réacteurs seront démantelés “dans 40 ans” oublient qu’à Tchernobyl, 25 ans après, personne n’a encore remis les pieds dans le réacteur accidenté. Et qu’aucune intervention n’y sera possible, sous le sarcophage prévu pour durer 100 ans en cours de construction depuis 2006 par la société française Bouygues.
La réalité, c’est qu’une fois commencée, la catastrophe nucléaire n’a jamais de fin. Les générations futures seront marquées dans leur chair, comme le rappelait Caroline Goldblum dans son article écrit le 4 avril 2011, en réaction à la catastrophe de Fukushima.
3 janvier 2012 : Une semaine sans électricité
Dans un village du sud de la France, six familles ont participé à l’expérimentation consistant à se passer totalement d’électricité pendant une semaine complète. Après quelques difficultés à se passer de télévision et de jeux vidéos, les enfants ont adoré et les parents ont retrouvé des savoir-faire oubliés. Jubilatoire !
Le reportage diffusé le mardi 3 janvier 2012 sur France 2 est visible à l’adresse suivante : http://www.dailymotion.com/video/xn3vzw_vivre-une-semaine-sans-electricite-mardi-3-janvier_news
3 janvier 2012 : Rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire
“Les installations nucléaires françaises ne peuvent continuer à fonctionner que moyennant de l’investissement massif en personnel et en moyens. Si les exploitants jugent que la poursuite de l’exploitation n’en vaut pas la peine, ils arrêtent leurs installations”, a déclaré sur BFM-TV André-Claude Lacoste, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, pour résumer le rapport de 500 pages qu’il a présenté à la presse le mardi 3 janvier 2012.
Pas une ligne de ce rapport n’évoque les risques liés au vieillissement des centrales et à l’usure de pièces impossibles à remplacer.
Quels investissements sont requis ? L’ajout d’un générateur diesel d’ultime secours sur chaque réacteur, dès 2012, pour un coût unitaire de 50 millions d’euros, la construction sur chaque site d’un bâtiment “bunkerisé” pour servir de centre de gestion de crise en cas d’accident, la création d’un circuit d’alimentation en eau de secours...
À la centrale de Fessenheim mise en service il a 34 ans, en 1977, l’ASN avait recommandé en juillet 2011 l’augmentation de l’épaisseur du radier, c’est-à-dire du plancher sous le cœur de réacteur, qui n’est que de 1,50 mètres selon Philippe Jamet, l’un des signataires du rapport, alors qu’il faudrait pas moins de 20 mètres de béton pour arrêter un cœur de réacteur en fusion. Nous souhaitons bonne chance aux architectes, calculateurs-projeteurs, ingénieurs et maçons qui réaliseront cette prouesse technique encore jamais vue...
Le coût de ces investissements est-il chiffrable ? Pour l’instant, l'estimation est large : entre 10 et 15 milliards d’euros. Soit entre 161 et 241 euros par personne vivant sur le territoire français (de 644 à 964 euros pour une famille de 4 personnes), soit un tiers du coût de l'incendie du Crédit Lyonnais en 1996.
EDF a indiqué qu’elle réalisera ces investissements. Mais sans préciser dans quel délai. Ce qui signifie que jusqu'à nouvel ordre, le nucléaire français n'est pas du tout sûr.
Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts pour qu’aucune centrale nucléaire française ne perte son alimentation électrique et/ou sa source de refroidissement avant que les travaux ne soient réalisés.
La France va donc rester dans le peloton de tête des candidats à la catastrophe nucléaire, qui pourrait être engendrée par une tempête ou une sécheresse, l’usure des matériaux, une défaillance humaine ou mécanique, un défaut de maintenance dû à la combinaison de la réduction des coûts et du recours à la sous-traitance depuis 20 ans.
Comment EDF compte-t-elle financer ces investissements ? Mystère. C’est donc le moment d’acheter une action EDF et la faire inscrire au “nominatif pur”, pour être sûr de pouvoir assister à l’Assemblée générale qui se déroulera en mai 2012, afin de savoir si ces sommes seront facturées aux clients, prélevées sur les contribuables ou déduites des bénéfices des actionnaires...
18 novembre 2011: “Nous sommes dans la catastrophe”
C’est ce qu’a déclaré le Ministre de l’environnement japonais à Corinne Lepage, lorsqu'elle s’est rendue à Tokyo en août dernier. “Le gouvernement japonais ne sait pas à quelle profondeur sont les trois cœurs de réacteurs en fusion à Fukushima”, a affirmé la candidate aux élections présidentielles, qui a lancé : “Il faut sortir du nucléaire !”, lors d’une conférence au salon Marjolaine le samedi 12 novembre 2011.
Mais à la question : “Quel est votre calendrier opérationnel de sortie du nucléaire, région par région ?”, l’eurodéputée a botté en touche : “Je ne suis pas en mesure de vous répondre. Je ne peux pas vous dire si ce sera 2028, 2032 ou 2039.”
Cette candidate n’a semble-t-il pas encore dépassé le stade des incantations...
Thierry Salomon, de l’Institut Négawatts, auteur du scénario de sortie du nucléaire dont se réclament Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, deux candidats favorables à la sortie du nucléaire, a répondu aux questions d’Annie Lobé au salon Marjolaine après sa conférence conjointe avec Corine Lepage.
Il “ne voit pas l’utilité” d’un calendrier de sortie du nucléaire région par région. L’actuelle architecture du réseau de production électrique, qui comporte des centrales réparties dans les différentes régions, occasionne déjà des pertes de l’ordre de 11 %. Mais il ne voit pas de problème à faire venir de l’électricité produite en Bretagne dans la région lyonnaise en cas de fermeture de la vieille centrale du Bugey (32 ans) située à seulement 20 kilomètres de Lyon, par exemple. De plus, son nouveau scénario rendu public cet automne prévoit une durée de vie des centrales “jusqu’à 40 ans”.
Il prépare un livre à paraître en janvier 2012. Souhaitons qu’il y envisage un autre scénario que celui qui consiste à sortir du nucléaire après la catastrophe, ou qu’il cesse d’être considéré comme le messie de la sortie du nucléaire par les candidats à la présidentielle !
Au Japon, 43 des 54 réacteurs sont actuellement à l’arrêt. “Les Japonais ont réduit leur consommation électrique de 28 %”, révèle Corinne Lepage. Comment ? “En faisant fonctionner un escalator sur deux, un ascenseur sur deux. Les publicités ne sont pas éclairées la nuit et les secteurs industriels travaillent à tour de rôle : par exemple les lundis et mardis, c’est la sidérurgie, les mercredis et jeudis, c’est l’automobile, etc.”
Les 11 réacteurs encore en fonctionnement seront tous arrêtés au printemps 2012 pour des contrôles et ne redémarreront peut-être pas. Si tel est le cas, le Japon sera sorti du nucléaire en un an après la catastrophe.
Par ailleurs, le gouvernement japonais envisage de construire, dans une zone moins menacée par les séismes, une réplique de la ville de Tokyo ne comprenant que les infrastructures nécessaires pour faire fonctionner le pays et des espaces de loisir. Seules les personnes faisant fonctionner les institutions auront le droit d’y pénétrer (Direct Matin, 7 novembre 2011, p. 2). Ce sauve-qui-peut des élites est-il la réponse aux niveaux de radioactivité de plus en plus élevés mesurés dans la capitale située à 250 km seulement de la centrale en perdition à Fukushima ? Cela en dit long sur le caractère incontrôlé, voire désespéré, de la situation. Les treize millions d’habitants de Tokyo n'apprécieront sûrement pas d’être voués à la contamination quand les oligarques se seront mis à l’abri.
En cas d’accident à la centrale de Nogent-sur-Seine, située à seulement 95 km de Paris et en amont sur la Seine, l’eau du robinet sera très rapidement contaminée chez les 11,7 millions d’habitants de la région parisienne. Dans cette situation, on peut boire de l’eau en bouteille, mais comment fait-on pour se laver ? Les deux réacteurs de cette centrale auront 30 ans en février 2018 et mai 2019. Bientôt !
Il peut s’avérer utile d’intégrer à la réflexion sur les modalités de sortie du nucléaire les informations fournies par Roger et Bella Belbéoc’h dans leur livre Sortir du nucléaire, c'est possible avant la catastrophe (L’Esprit frappeur, 1998, réédité en 2002), dont voici des extraits (p. 76-77) :
“Sortir rapidement du nucléaire implique de ne poser aucune condition préalable à cette sortie, ni sur le mode de vie (économies d’énergie), ni sur le développement d’énergies nouvelles (vent, marées, solaire, géothermie, etc.) Ces énergies ne peuvent pas actuellement remplacer l’énergie nucléaire. Toute référence exclusive aux énergies renouvelables a pour conséquence la justification et le maintien de l’énergie nucléaire pendant longtemps. Ceci est totalement inacceptable.
“Une stratégie de sortie rapide du nucléaire, pour être crédible et acceptable par la population, ne doit compter que sur les énergies directement utilisables actuellement, c’est-à-dire, outre l’hydraulique, la production d’énergie électrique à partir des combustibles fossiles : le fioul, le gaz et le charbon. Et cela n’est pas délirant puisque la majeure partie de l’énergie électrique utilisée dans les pays industrialisés provient de ces technologies. Avec ou sans énergie nucléaire, la consommation d’énergie non renouvelable ne pourra pas durer éternellement sur la planète. Il faudra bien que notre société affronte ce problème (...). Mais le développement ou l’arrêt du nucléaire en France affecte relativement peu ce problème fondamental. Ce sur quoi nous insistons est qu’il n’est pas raisonnable de brandir cette question pour retarder la sortie. (...)
“Les dangers de l’énergie nucléaire vis-à-vis de la santé de la population et de la vie sociale (actuelles et futures) doivent être l’élément essentiel de la décision. Nous devons prendre en compte la survie et la vie de la société.
“Les conditions économiques devraient être marginales. Les coûts financiers de la sortie du nucléaire (...) ne peuvent être en compétition avec la protection de la santé et de la vie de la population.”
Ces deux auteurs expliquent ensuite qu’EDF dispose d'une importante capacité de production électrique sur le territoire français par des centrales existantes au fioul, au charbon et au gaz. Ils ajoutent (p. 89-90) que :
“L’énergie nucléaire ne dépasse pas 5 % de l’énergie totale consommée dans le monde. L’abandon de l’énergie nucléaire dans tous les pays ne pourrait qu’augmenter de 5 % la production des gaz à effet de serre [due au recours au fioul, charbon et gaz]. (...)
“Cet effet de serre ne sera guère sensible à ce très faible excès dû à l'arrêt mondial de l’énergie nucléaire.”
Souvenons-nous également que l’énergie nucléaire produit en grandes quantités un gaz à effet de serre, la vapeur d’eau, que les climatologues ne semblent pas avoir songé à quantifier et à modéliser, de même qu’ils n’ont pas introduit dans leurs calculs la chaleur directement produite par les centrales. Or, elle est si importante qu'à Fukushima, il a suffi de 10 heures d’arrêt des systèmes de refroidissement pour que l’élévation de température des cœurs de réacteurs entraîne leur début de fusion, puis les explosions et réactions en chaîne qui ont conduit à la catastrophe (voir l’enquête d’Annie Lobé).
De surcroît, le nucléaire consomme d’énormes quantités d’eau (40 % de la consommation d’eau mondiale, à vérifier), dont il élève la température. La contribution de la production électrique nucléaire au réchauffement des océans n’a pas non plus été quantifiée par les climatologues.
Seule une prise en compte correcte de ces faits pourrait valider ou invalider l’hypothèse que l’arrêt du nucléaire est en réalité un moyen efficace de lutte contre le réchauffement des océans et du climat, contrairement aux arguments écologiques brandis par les nucléocrates.
Les antinucléaires doivent démasquer ceux qui prétendent vouloir sortir du nucléaire, tout en prônant que l’on y reste... jusqu’à la catastrophe.
Car la France doit absolument se garantir contre un accident nucléaire. Et l’arrêt du nucléaire est la seule assurance de cette garantie.
18 novembre 2011 : L’annonce de l’accord PS/EE-LV sur la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025 a suscité les réactions indignées de la presse pronucléaire (éditorial d’Etienne Mougeotte à la Une du Figaro le 16 novembre fustigeant une “faute”) et des caciques de la majorité, tels le Premier ministre François Fillon qui a accusé mardi 15 novembre à l’Assemblée François Hollande de “vouloir sacrifier l’un des rares avantages compétitifs de la France par rapport aux autres pays européens”.
Mais quel âge aurons les 58 réacteurs français en 2025 ? Nous avons projeté à cette date notre palmarès des villes à risque nucléaire : 34 réacteurs (9 centrales) auront plus de 40 ans et 20 réacteurs (8 centrales) auront plus de 30 ans. Seules 2 centrales (4 réacteurs) auront moins de 30 ans. C’est l’assurance d’une catastrophe nucléaire en France !
La métropole lyonnaise explosera le compteur avec 6491 points. Le risque nucléaire augmentera de plus de 50 % dans Paris et sa banlieue (1252 points), à Limoges (23), Tours (71), Clermont-Ferrand (44), Amiens (39), Caen (19), Reims (52) et Charleroi en Belgique (117). Les villes les plus exposées voient leur risque augmenter de près de moitié : Mulhouse (884), la métropole lilloise (716), Bâle en Suisse (605), Strasbourg (498), Bordeaux (407), Marseille (378), Saint-Etienne (276), Orléans (242), Nantes (195), Le Mans (165), Nîmes (127), Le Havre (126), Valence (125), Metz (124), Grenoble (105), Aix-en-Provence (71), Rouen (74), Toulouse (59), Nancy (45) et Rennes (23).
Si le PS ne met à l’arrêt que 24 des 34 réacteurs qui auront plus de 40 ans en 2025, 10 d’entre eux continueront à fonctionner 10 ans de plus que leur limite prévue de fonctionnement. C’est aussi l’assurance d’une catastrophe !
Quant à l’épouvantail des suppressions d’emploi, il occulte la nécessaire reconversion des salariés du nucléaire vers le démantèlement des centrales mises à l’arrêt. Pour ce qui concerne “l’indépendance énergétique” de la France prétendument assurée par le nucléaire, nous ne savions pas que le Niger, où est produit l’uranium exploité dans les centrales françaises, était une colonie française...
Si le PS et l’UMP continuent de prêter l’oreille aux nucléocrates, il n’y a pas qu’à Paris que les Français auront un jour de l’eau radioactive au robinet...
18 novembre 2011 : Plus de 18 millions de Français vivent dans une ville exposée au risque d’accident d’une centrale nucléaire. Nous avons évalué ce risque en intégrant des facteurs multiples : distance, risque naturel, nombre de réacteurs, nombre moyen d’incidents par réacteur, âge, nombre d’habitants menacés. La métropole lyonnaise, située à 20 et 30 Km de Bugey et de Saint Alban, remporte la palme avec 3325 points devant Paris et sa banlieue (800 points), Mulhouse (636) et la métropole lilloise (495). Viennent ensuite Strasbourg (359), Bordeaux (279), Marseille (265), Saint-Etienne (182), Orléans (161), Nantes (129), Le Mans (109). Suivent Nîmes (89), Valence (84), Le Havre (79), Metz (78), Grenoble (75), Aix-en-Provence (50), Rouen (45), Tours (41), Toulouse (35), Nancy (29), Clermont-Ferrand (28), Amiens (23), Reims (22), Rennes (15), Caen (12) et Limoges (10). Les centrales françaises menacent également deux très grandes villes européennes : Bâle en Suisse (436 points) et Charleroi en Belgique (54 points).
En 2012, il y aura un référendum sur le nucléaire
Pour la première fois, le peuple français aura la possibilité d’élire un-e candidat-e qui veut sortir la France du nucléaire lors des présidentielles en 2012. Quel choix ferez-vous ? Pratiquerez-vous l’abstention ou déciderez-vous de participer cette fois-ci pour exprimer votre position à ce sujet ? (Un homme, une voix ; une femme, une voix. C’est notre droit de suffrage).
En lisant les dossiers du Canard Enchaîné “Nucléaire, c’est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima”, vous comprendrez que voter pour un candidat qui prolongera le nucléaire, c’est voter pour la catastrophe nucléaire sur le sol français (voir notamment p. 47-49, l’ampleur de l’impact négatif, sur les interventions de maintenance et les contrôles, du recours à la sous-traitance). S’abstenir, c’est pareil, c’est voter pour la catastrophe.
Vu l’âge de nos 58 réacteurs répartis dans 19 centrales (Où se trouve la centrale nucléaire la plus proche de chez vous ? Quel est son âge ?), si nous attendons 2017 pour élire un-e président-e avec un programme sérieux de sortie du nucléaire, il sera trop tard.
Une autre raison de préparer cette sortie dès le prochain quinquennat, c’est qu’une vision à 30 ans ne suffit pas. Cette erreur a été commise par la génération qui nous a précédé et nous en subissons les conséquences aujourd’hui. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vision à 100 ans.
Nos ancêtres nous ont montré l’exemple pour la gestion de l’eau à la fin du 19ème siècle : c’est grâce à la vision à très long terme de ceux qui ont conçu, il y a 130 ans, le système d’adduction d’eau de la région parisienne, que nous avons encore, aujourd’hui, de l’eau potable au robinet. Adoptons la même vision de très long terme pour régler nos problèmes en matière d’énergie.
Le nucléaire, un héritage à refuser.
Le recours aux énergies renouvelables est la seule option durable. Engager résolument la France dans cette voie (Recherche & Développement et fabrication) nous évitera d’être définitivement marginalisés par les pays qui ont déjà compris la nécessité économique de ce virage, comme l’Allemagne.
Pierre Messmer, le Premier ministre qui engagea la France dans le tout nucléaire en mars 1974, est désormais bien à l’abri dans sa tombe. Nous avons encore le choix de refuser son héritage, pour ne surtout pas avoir à le transmettre, nous-même, à nos enfants. Et si un accident nucléaire survient en France, ce ne sera plus la peine de mener aucun autre combat. (voir l’article “Risque nucléaire : Et la France ?”).
Le-La futur-e Président-e sera acculé-e à gérer le vieillissement du parc nucléaire : 42 de nos 58 réacteurs (73 %) auront plus de trente ans en mai 2017 (voir les tableaux exclusifs).
Celui ou celle qui s’installera à l’Elysée en 2012 aura la responsabilité de décider s’il faut réduire la consommation électrique, prolonger la durée d’exploitation de ces centrales, prévues pour durer 30 ans, ou lancer la construction de nouveaux EPR, au coût unitaire de 6 milliards d’euros et dont nul ne sait si et quand ils fonctionneront (voir les révélations des Dossiers du Canard, p. 42-44). Le remake du fiasco de Superphénix (ibid. p. 70) se profile déjà à l’horizon... Ne serait-il pas plus raisonnable d’arrêter les frais ?
Au final, le gaspillage nucléaire nous aura coûté vraiment très cher, et il coûtera de plus en plus cher. Combien de familles ne pourront plus se chauffer dans cinq ou dix ans si le nucléaire reste le premier choix de la France ? Soyons intelligents : sortons la France du nucléaire avant la prochaine catastrophe.
Protégeons nos enfants ! Lors des présidentielles 2012, je fais le bon choix Je vote pour la sortie du nucléaire
Télécharger le texte : Sortons du nucléaire avant la prochaine catastrophe
La centrale de Nogent-sur-Seine aura 30 ans en 2018. Comme elle est située en amont sur la Seine, à seulement 95 km de Paris, si un accident nucléaire s’y produit, nous aurons de l’eau radioactive au robinet à Paris et dans toute la région parisienne.
Télécharger le texte : De l’eau radioactive au robinet à Paris
Primaires PS le 16 octobre 2011 : faites le bon choix Sortons du nucléaire avant la prochaine catastrophe
Pour la première fois, le peuple français a la possibilité de choisir, ce dimanche 16 octobre, une candidate portant les couleurs du PS à l’élection présidentielle qui veut sortir la France du nucléaire (Martine Aubry), tandis que son adversaire (François Hollande) n’envisage que de diminuer la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025.
En lisant les dossiers du Canard Enchaîné “Nucléaire, c’est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima”, vous comprendrez que voter pour la prolongation du nucléaire, c’est voter pour la catastrophe nucléaire sur le sol français (voir notamment p. 47-49, l’ampleur de l’impact négatif, sur les interventions de maintenance et les contrôles, du recours à la sous-traitance).
Vu l’âge de nos 58 réacteurs répartis dans 19 centrales (Où se trouve la centrale nucléaire la plus proche de chez vous ? Quel est son âge ?), si nous attendons 2017 pour élire un-e président-e avec un programme sérieux de sortie du nucléaire, il sera trop tard.
Une autre raison de préparer cette sortie dès le prochain quinquennat, c’est qu’une vision à 30 ans ne suffit pas. Cette erreur a été commise par la génération qui nous a précédé et nous en subissons les conséquences aujourd’hui. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vision à 100 ans.
Nos ancêtres nous ont montré l’exemple pour la gestion de l’eau à la fin du 19ème siècle : c’est grâce à la vision à très long terme de ceux qui ont conçu, il y a 130 ans, le système d’adduction d’eau de la région parisienne, que nous avons encore, aujourd’hui, de l’eau potable au robinet. Adoptons la même vision de très long terme pour régler nos problèmes en matière d’énergie.
Le nucléaire, un héritage à refuser.
Le recours aux énergies renouvelables est la seule option durable. Engager résolument la France dans cette voie (Recherche & Développement et fabrication) nous évitera d’être définitivement marginalisés par les pays qui ont déjà compris la nécessité économique de ce virage, comme l’Allemagne.
Pierre Messmer, le Premier ministre qui engagea la France dans le tout nucléaire en mars 1974, est désormais bien à l’abri dans sa tombe. Nous avons encore le choix de refuser son héritage, pour ne surtout pas avoir à le transmettre, nous-même, à nos enfants (voir l’article “Risque nucléaire : Et la France ?”).
Le-La futur-e Président-e sera acculé-e à gérer le vieillissement du parc nucléaire : 42 de nos 58 réacteurs (73 %) auront plus de trente ans en mai 2017 (voir les tableaux exclusifs).
Celui ou celle qui s’installera à l’Elysée en 2012 aura la responsabilité de décider s’il faut réduire la consommation électrique, prolonger la durée d’exploitation de ces centrales, prévues pour durer 30 ans, ou lancer la construction de nouveaux EPR, au coût unitaire de 6 milliards d’euros et dont nul ne sait si et quand ils fonctionneront (voir les révélations des Dossiers du Canard, p. 42-44). Le remake du fiasco de Superphénix (ibid. p. 70) se profile déjà à l’horizon... Ne serait-il pas plus raisonnable d’arrêter les frais ?
Au final, le gaspillage nucléaire nous aura coûté vraiment très cher, et il coûtera de plus en plus cher. Combien de familles ne pourront plus se chauffer dans cinq ou dix ans si le nucléaire reste le premier choix de la France ?
Protégeons nos enfants ! Dimanche 16 octobre, faites le bon choix Votez pour la candidate de la sortie du nucléaire
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Exclusif ! Le Japon décide de sortir du nucléaire
5 août 2011 : Le Premier ministre japonais Naoto Kan a annoncé il y a trois semaines sa décision de sortir le Japon du nucléaire. Cette information nous a été confirmée par trois ressortissants japonais différents, en visite à Paris. Ils ont précisé que l’annonce de cette décision a provoqué une levée de boucliers des nucléocrates japonais. Aucun média international n’a fait état de ce revirement majeur qui prouve qu’il est possible de tirer les véritables leçons de la catastrophe de Fukushima.
Exclusif ! Centrales nucléaires inondées par le Missouri aux États-Unis
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