Antennes-relais près des écoles


Le cas de St Cyr l’École

À St Cyr l’École, dans les Yvelines, des antennes ont été implantées en 1992 sur le toit du groupe scolaire Ernest Bizet, comprenant une école primaire et une école maternelle. Deux enfants qui fréquentaient ces écoles ont été atteints de la même forme rare de cancer du cerveau, un gliome du tronc cérébral. Une enquête sanitaire citoyenne effectuée en 2001 par les associations locales a permis d’identifier 14 cas de pathologies lourdes affectant des riverains ou des personnes travaillant ou ayant travaillé dans l’école, y compris des enfants fréquentant l’école et habitant le quartier.

Les antennes ont été démontées en 2003 sur décision judiciaire, sous la pression des parents d’élèves appuyés par le maire de la ville. Mais les opérateurs veulent de nouveau implanter en 2007 douze nouvelles antennes à 250 mètres de l’école, sur un terrain situé sur la commune de Versailles et appartenant à la DDE, à côté d’un transformateur électrique.

Voir le clip vidéo.
© Copyright Annie Lobé, septembre 2006.

Nouvelles antennes réimplantées à moins de 300 mètres de l’école par les trois opérateurs
© Copyright Annie Lobé, août 2008.


Antennes sur les écoles à Lyon  : deux nouveaux cas de leucémie
Avril 2008

La lettre au maire de Lyon Gérard Collomb

La lettre à l’ancien ministre de l’Industrie François Loos

Lyon Capitale Le combat des parents d’élèves

Communiqué du 22 avril 2008

Arrêt du Conseil d’État du 11 février 2005


Antennes relais sur les écoles...
Juin 2007

Le décès de cinq enfants n’a pas été causé par le hasard.
(Communiqué du 4 juin 2007)


Prévention des risques causés par les antennes...
Mai 2007

À l’appui de la pétition initiée en avril 2007 pour demander à Monsieur François Loos, ministre délégué à l’Industrie, de protéger les élèves contre les antennes de téléphonie mobile, SantéPublique éditions a adressé au ministre et à ses collaborateurs deux courriers les 12 et 27 avril. Monsieur François Loos a répondu par une lettre du 3 mai, à laquelle SantéPublique éditions a répondu le 10 mai.

Cette action est motivée par le décès, fin janvier 2007, de la quatrième enfant française de moins de dix ans présentant la double particularité de fréquenter une école surplombée par des antennes-relais et d’avoir été atteinte par une forme rarissime et toujours mortelle de cancer du cerveau dénommée "gliome du tronc cérébral". Cette fillette, morte à 6 ans, a suivi dans la tombe l’une de ses camarades de classe décédée à 4 ans, en 2004, de la même maladie, à Ruitz dans le Pas-de-Calais. L’opérateur a démonté fin novembre 2005 le pylône érigé depuis 1998 dans la cour de l’école.

Précédemment, à Saint-Cyr-l’École dans les Yvelines, deux enfants ayant fréquenté la même classe de maternelle et résidant à proximité de leur école surplombée depuis 1992 par des antennes-relais, avaient également été emportés par cette maladie en 1996 et 1998.

Saisi en 2002, après qu’une troisième enfant de cette ville soit décédée de cette même maladie dans un autre quartier de la ville, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a d’emblée considéré qu’il n’était "pas justifié d’étudier une association entre des antennes de téléphonie mobile et l’apparition de pathologies".

Son rapport d’octobre 2004 concluait que cet agrégat de cas de cancers "peut être simplement dû au hasard". L’enquête officielle conduite sous l’égide de cet organisme, qui a limité ses investigations aux cancers survenus chez des enfants de moins de quinze ans, a pourtant permis de mettre à jour onze cas de cancers pédiatriques chez des enfants scolarisés à Saint-Cyr-l’École, dont cinq tumeurs cérébrales, pour un total officiel de six décès d’enfants dans cette ville, consécutifs à des tumeurs cancéreuses survenues entre 1993 et 2001.

Les deux cas de gliomes du tronc cérébral à Ruitz, venus s’ajouter aux trois cas de Saint-Cyr-l’École, remettent en question la probabilité que le hasard soit le responsable de ces morts en série.

Il est d’autant plus important d’instaurer dès maintenant un périmètre d’exclusion autour des établissements scolaires que la réforme du permis de construire applicable au 1er octobre 2007 a dispensé les opérateurs de téléphonie mobile d’obtenir une autorisation des services municipaux préalablement à l’installation. L’implantation de nouvelles antennes est simplement soumise à "déclaration tacite".

La pétition demandant au ministre de l’Industrie un décret instaurant, autour des établissements scolaires, un périmètre de 300 mètres dans lequel les antennes-relais de téléphonie mobile seront interdites est prolongée jusqu’à la date effective du remaniement ministériel consécutif aux élections présidentielles.

De nombreuses écoles sont irradiées par des antennes situées en grande proximité. Quelques exemples en images...


Paris 19ème, entre Jaurès et Colonel Fabien, mars 2007...


construction d’une crèche à quelques mètres des antennes !


Asnières (Hauts-de-Seine), mars 2007...


deux écoles aussi exposées l’une que l’autre !


Argenteuil (Val-d’Oise), avril 2007.


Lire les courriers adressés au ministre de l’industrie et sa réponse
ainsi que les courriers relatifs aux experts, adressés en 2004 et 2005 à l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale.


Pétition expresse avant les élections présidentielles...
Avril 2007

À Monsieur François Loos, ministre délégué à l’Industrie :

"Avant de quitter le gouvernement, faites un geste pour nos enfants !"

La détention de téléphones portables par les lycéens et collégiens encourage les opérateurs de téléphonie mobile à pointer leurs antennes vers les établissements scolaires pour acheminer non seulement les communications autorisées pendant les récréations, mais également les SMS (Short Message Service) pourtant interdits pendant les cours.

Après le décès, à Saint-Cyr-l’École dans les Yvelines, de deux enfants atteints de la même forme rarissime de cancer du cerveau (gliome du tronc cérébral), qui fréquentaient un groupe scolaire sur le toit duquel des antennes étaient implantées depuis 1992, deux autres fillettes sont décédées en 2004 et 2007 de la même maladie, à Ruitz dans le Pas-de-Calais. Leur école était également surplombée par des antennes depuis 1998 (next-up.org).

Pour ne plus continuer à faire courir de tels risques aux enfants qui viennent à l’école pour s’instruire, SantéPublique éditions appelle à faire pression sur l’actuel ministre délégué à l’Industrie afin qu’il interdise par décret, avant de quitter le gouvernement, l’implantation d’antennes à moins de 300 mètres des établissements scolaires et ordonne le démontage des antennes déjà installées dans ce périmètre, et pour qu’il interdise également l’introduction de téléphones portables par les élèves dans l’enceinte des établissements scolaires. 

Une telle décision vient d’être prise en Italie après le filmage, au moyen d’un téléphone portable, d’un handicapé malmené par des camarades de classe et d’élèves se livrant au harcèlement sexuel d’une enseignante (next-up.org). Des incidents similaires se sont déjà produits en France et justifient pleinement le même type de solution.

Pourquoi s’adresser au ministre délégué à l’Industrie ? Parce que c’est lui, et lui seul, qui détient le pouvoir de police en la matière. Selon l’article L. 33-1 du Code des postes et télécommunications : "La fourniture du service téléphonique au public est autorisée par le ministre chargé des télécommunications. Cette autorisation ne peut être refusée que dans la mesure requise par la sauvegarde de l’ordre public ou les besoins de défense ou de la sécurité publique."

C’est donc au ministre délégué à l’Industrie qu’il revient de sauvegarder nos enfants et nos jeunes en leur refusant l’accès au téléphone portable dans les établissements scolaires !

SantéPublique éditions invite toutes les associations (anti-antennes, défense de l’environnement, de la santé ou de la qualité de vie, fédérations de parents d’élèves, associations sportives,...) à rallier cet objectif de protection des jeunes générations, à soutenir l’initiative et à relayer largement cette pétition.

Après l’avoir imprimée, signez et faites signer la pétition expresse avant les élections présidentielles !

Adresser vos signatures le plus tôt possible avant le 20 avril prochain,
directement à :

Monsieur François Loos
Ministre délégué à l’Industrie
Bureau des Cabinets
139, rue de Bercy
75012 PARIS,

avec copie à SantéPublique éditions, 20, avenue de Stalingrad, 94260 Fresnes pour que nous puissions connaître le nombre total de signatures recueillies. Merci !


Plus de 1 000 signatures

Plus de 1 000 signatures ont été recueillies en avril et mai pour demander à Monsieur François Loos, ministre de l’Industrie du gouvernement Villepin, d’instaurer par décret un périmètre de 300 mètres autour des écoles, dans lequel toute implantation d’antennes-relais serait interdite, afin de protéger les millions d’enfants et d’adolescents fréquentant ces établissements.

Trois courriers lui ont été adressés à l’appui des pétitions les 12 et 27 avril, ainsi que le 10 mai 2007.

Dans sa réponse datée du 3 mai et signée de sa propre main, le ministre écrivait :

“Les informations que vous apportez dans votre dossier méritent d’être évaluées par le Ministère de la Santé et des Solidarités.

Dans ce cadre, j’adresse une copie de votre courrier et de votre pétition à M. Philippe Bas, Ministre de la Santé et des solidarités. En outre, j’inviterai personnellement mon successeur à assurer le suivi de ce dossier important (…).”

Depuis, plus rien. Il y a pourtant urgence à préserver l’ensemble des enfants fréquentant les établissements scolaires : la réforme du permis de construire, qui va entrer en vigueur en octobre 2007, supprimera la nécessité pour les opérateurs d’obtenir une autorisation municipale avant d’implanter de nouvelles antennes.


Lettre aux directeurs des collèges et lycées
Août 2008

Même lorsqu’ils sont interdits, les téléphones portables des élèves perturbent les cours et la vie scolaire. Cette lettre d’information propose des solutions à ce problème.

Imprimer la lettre Fresnes, le 28 août 2008

Objet : Téléphones portables des élèves,
wi-fi, antennes-relais…

À l’attention du Chef d’établissement

Madame la Directrice, Monsieur le Directeur,

Vous savez à quel point les téléphones portables des élèves peuvent perturber les cours dans votre établissement.

Si les solutions que vous avez mises en œuvre se heurtent trop souvent à l’incompréhension des parents, vous pourriez faire de ces derniers les alliés de vos efforts pour redonner aux cours et à la vie scolaire la tranquillité nécessaire en les informant de l’existence d’un livre écrit à leur intention : Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans ?. Ce petit livre a déjà circulé avec succès dans les classes : après l’avoir lu, les élèves ont vraiment mis en pratique les conseils qui y sont donnés.

Par ailleurs, si vous considérez que la présence d’une télévision ou d’un ordinateur dans la chambre de vos élèves est de nature à affecter leurs capacités d’apprentissage, notamment par les couchers tardifs qu’ils induisent, vous pourriez indiquer aux parents qu’ils trouveront dans La fée électricité : fée ou sorcière ? des arguments et des solutions pratiques pour remédier à cette situation effectivement dommageable.

Quant à la lecture de Téléphone portable : comment se protéger, elle sera utile au corps enseignant, lui aussi exposé aux micro-ondes pulsées émises en permanence par les téléphones portables en veille. Ce livre traite également des autres émetteurs de micro-ondes : téléphones sans fil d’intérieur DECT, wi-fi et fours à micro-ondes.

Si des antennes-relais de téléphonie mobile sont situées à proximité de votre établissement, vous découvrirez les moyens utilisés par ceux qui ont obtenu leur démontage sur le CD Rom Le danger des antennes-relais.

Ces quatre titres ont été rédigés par Annie Lobé, journaliste scientifique indépendante, qui enquête depuis 2001 sur les dangers de la téléphonie mobile et des champs électromagnétiques. Ses articles ont été publiés dans Sciences et Avenir, Notre temps...

Souhaitant que vous utilisiez les résultats de cette enquête pour améliorer une situation qui vous préoccupe, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

SantéPublique éditions

PJ :  Six questions à Annie Lobé, journaliste scientifique
Présentation des livres
Bon de commande
Danger des portables et pollution électrique : ce que les médias ne disent pas


Mailing aux collèges et lycées...
Septembre 2006

Nuisances causées par les téléphones portables des élèves

Pour transmettre, dans votre région, notre courrier aux proviseurs et directeurs d’établissements scolaires, imprimez l’une des deux lettres suivantes.

"L’un de mes élèves a pris ma photo avec son téléphone portable pendant un cours et l’a mise en ligne sur son blog, avec un commentaire désobligeant", témoigne Catherine, 42 ans, qui enseigne le français en région parisienne...
"Lire la suite ou imprimer la lettre"


"Je ne sais plus que faire pour intéresser les élèves. Ils dorment en classe, rien ne les fait réagir", témoigne Geneviève, 54 ans, qui enseigne le français depuis 30 ans et assure : "Je n’ai jamais connu ça auparavant".
"Je suis explosée de fatigue. Je n’arrive même plus à me concentrer pendant les cours. La nuit je dors deux heures, je me réveille ; je dors deux heures, je me réveille," confirme Lydie, 17 ans, qui place son téléphone portable en veille sur son oreiller et affirme... "Lire la suite ou imprimer la lettre"


Vient de paraître...

Juin 2006

Les jeunes et le téléphone portable : Alzheimer à 35 ans ?

Annie Lobé

Préface par le docteur Geneviève Barbier,
Auteur de La société cancérigène, Éditions de la Martinière, 2004.

Juin 2006 - 96 pages
Prix public 10 € TTC

ISBN 2-916653-00-7 - Format : 12,5 x 17,7 cm.

La préface du docteur Geneviève Barbier et quelques pages du chapitre 4 sont consultables à la rubrique Livres.

L’auteur : Journaliste d’investigation scientifique, Annnie Lobé enquête depuis 2001 sur la téléphonie mobile. Ses articles ont été publiés dans Sciences et Avenir, Notre Temps, Questions de femmes, Le généraliste, Village Magazine, Nexus, Monsieur et Tribune Santé.


Dossier du site Internet

Pour celles et ceux qui n’ont pas accès à Internet ou savent qu’il vaut mieux éviter de rester devant un ordinateur, ont été réunis dans ce dossier les principaux articles, interviews, éditos, communiqués et documents figurant sur ce site. Ce dossier évolue avec les mises à jour effectuées sur le site.
Actuellement, version du 8 octobre 2013.





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