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Téléphone portable et infertilité masculine

31 mai 2011 : l’OMS déclare le téléphone portable cancérigène

L’usage du portable nuit à votre cerveau

Jeunes et déjà malades du portable

L’avis des scientifiques

 

Téléphone portable et infertilité masculine

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Par Annie Lobé
Juillet 2007.

La fertilité masculine est l’une des principales fonctions vitales mises en péril par les téléphones portables.

Comme vous le savez peut-être, cette fonction est déjà en déclin en Europe.

Entre 1940 et 1990, la teneur en spermatozoïdes d’un millilitre de sperme a diminué de près de moitié (de 113 millions par millilitre en 1940 à 66 millions par millilitre en 1990). De plus, la quantité moyenne de liquide séminal de chaque éjaculat a également diminué d’un cinquième : de 3,40 ml à 2,75 ml, ce qui, d’après les chercheurs qui se sont livrés à la méta-analyse de 61 études publiées entre 1938 et 1991, “indique une diminution de la production de sperme encore plus prononcée que le seul déclin de la densité du sperme.” (Carlsen 1992) [1]

En outre, l’incidence des cancers des testicules a été multipliée par trois ou quatre depuis 1940 et les anomalies congénitales sont devenues plus courantes, telles la cryptorchidie (absence des deux testicules dans les bourses, par suite de leur arrêt dans l’abdomen) et l’hypospadias (division de la paroi inférieure de l’urètre avec un orifice anormal situé à une distance variable de l’extrémité du gland). (Giwercman 1993) [2]

Selon les chercheurs : “La cause de l’accroissement marqué de la fréquence des anomalies testiculaires sur une période relativement courte peut être attribuée à des facteurs environnementaux plutôt que génétiques. Des facteurs étiologiques [causes] dotés d’effets adverses sur les gonades mâles [testicules] pourraient être suspectés d’une action prénatale. Cependant, des influences postnatales peuvent aussi avoir un effet délétère sur la fertilité masculine. Du point de vue de la reproduction, un impact accru sur les gonades humaines mâles est problématique.” [2]

Le déclin de la fertilité masculine a été précisé par une autre équipe qui a réanalysé les données publiées en 1992 (Swan 1997) [3] : il ne concerne en fait que les États-Unis, l’Europe et l’Australie. Les chercheurs ont ensuite inclus d’autres travaux publiés entre 1934 et 1996, soit un total de 101 études (Swan 2000) [4]. Cette nouvelle méta-analyse confirme les résultats précédents.

Les Français, et tout spécialement les Parisiens, ne sont pas épargnés : entre 1973 et 1992, c’est-à-dire en vingt ans, la quantité de spermatozoïdes chez 1 351 hommes sains et fertiles a diminué d’un quart, soit une chute de 2,6 % par an (de 89 millions par millilitre en 1973 à 60 millions par millilitre en 1992). Une réduction quantitative doublée d’une baisse de la qualité : le pourcentage de spermatozoïdes motiles [dotés de la capacité à se mouvoir] a décru de 0,3 % chaque année en moyenne et celui des spermatozoïdes normaux de 0,7 % chaque année, et ce indépendamment de l’âge des sujets (en revanche, la quantité de sperme à chaque éjaculation n’a pas décru dans cette étude). (Auger 1995) [5]

Quelles sont les causes de ce phénomène ? Les chercheurs incriminent des molécules chimiques présentes dans des produits tels que plastifiants, solvants, détergents qui “imitent et prennent la place des hormones en empêchant leur rôle, ou encore interfèrent avec leur production ou leur transport [Cicolella 2005 [6], p. 234 ; le concept de “perturbateur endocrinien” a été élaboré par Niels Skakkebaek, l’un des membres de l’équipe auteure de la première étude sur la diminution du nombre de spermatozoïdes (Carlsen 1992) [1]. Son explication est partagée par Richard Sharpe, qui a mis en évidence en 1986 la détérioration de la fertilité masculine par un pesticide, le DBCP, dibromochloropropane].

Les femmes ne sont pas épargnées. Selon la Fondation recherche médicale, qui a consacré plus de 500 000 euros à la fertilité en 2004 : “14 % des femmes en âge de procréer consultent pour infertilité [7] !”

Au niveau européen, 15 % des couples sont d’ores et déjà stériles. (Belpomme 2004, p. 129) [8]

Dans ce contexte déjà morose, les utilisateurs de téléphone portable ont du souci à se faire.

Une étude a été présentée le 26 juin 2004 au congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), à Berlin. Le journal britannique The Independent UK y a consacré un article dès le 28 juin 2004 (“Cell phone use can reduce sperm count” : “L’usage du téléphone portable peut réduire le nombre de spermatozoïdes”) [9].

Une équipe de chercheurs hongrois a mis en évidence, sur 221 hommes suivis pendant treize mois, des corrélations significatives entre la durée des communications effectuées avec un téléphone portable et la diminution de la motilité des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur capacité à se mouvoir : 51,3 % de spermatozoïdes motiles chez les non-utilisateurs, contre 36,3 % chez les utilisateurs.

Plus ennuyeux : d’après les résultats de cette étude, le simple fait de garder le téléphone portable en veille sur soi toute la journée a eu pour effet de diminuer la concentration du sperme en spermatozoïdes de 83 millions par millilitre (moyenne des témoins non exposés continuellement à un téléphone portable) à 59 millions par millilitre (moyenne des utilisateurs gardant leur portable dans une poche de pantalon ou accroché à la ceinture).

Ce n’est pas un poisson d’avril. L’hebdomadaire Le Point du 18 novembre 2004 indiquait (n° 1679, p. 98) : “Dans la course à la surenchère technologique, il va falloir s’accrocher. Au dernier 3GSM congrès du mois d’avril, une entreprise belge, Phrophy-Lectric, présentait le premier téléphone portable… contraceptif ! Un simple cri et la puce émet un signal sonore ultrasonique de forte intensité, inaudible pour l’oreille humaine mais fatal à tout spermatozoïde situé dans un rayon de 6 mètres…”

D’après l’article, il ne s’agissait encore que d’un prototype. Mais au fait, Messieurs, et si à votre insu, votre téléphone portable était déjà doté de cette fonctionnalité ? Une chose est sûre, vous n’en sauriez rien, puisque le “signal contraceptif” est inaudible !

On peut s’étonner qu’un téléphone portable en veille ait autant d’effets sur les spermatozoïdes, mais quand vous aurez vu le clip vidéo Le portable dans la poche, vous comprendrez pourquoi un portable en veille peut être nocif : il émet en permanence, même quand on ne s’en sert pas.

Le rapport Zmirou, le rapport officiel sur les effets sanitaires de la téléphonie mobile paru en 2001, contenait des conseils concernant “des mesures d’évitement prudent visant (…) à réduire toute exposition superflue”, parmi lesquels : “(…) ne pas porter le mobile proche de tissus potentiellement sensibles, tels que au contact du ventre pour la femme enceinte ou près des gonades pour un adolescent.” (Zmirou 2001, p. 289) [10]

Ces conseils donnés entre parenthèses ont été très peu relayés par les médias.

Si les téléphones portables ont de tels effets nocifs sur la spermatogénèse, cela signifie que de nombreux utilisateurs sont déjà atteints, à leur insu.

Pour en avoir le cœur net, vous pouvez suivre le conseil du professeur Madeleine Bastide, qui a réalisé une expérience au cours de laquelle un téléphone portable était placé sur un plateau d’œufs de poules fécondées. La mortalité des embryons était de 60 % dans le lot exposé, contre 10 % pour les œufs placés dans les mêmes conditions, mais non exposés à un téléphone portable. (Bastide 2001) [11]

Lorsque je l’ai rencontrée en octobre 2002, à l’occasion du colloque scientifique “Entretiens internationaux de Monaco”, Madeleine Bastide m’a fait la confidence suivante : “Pour les hommes qui veulent savoir où ils en sont par rapport à leur utilisation du téléphone portable, c’est très simple : ils n’ont qu’à faire un spermogramme !”

Qu’est-ce qu’un spermogramme ? Une analyse de sperme qui peut être faite discrètement, sans prévenir votre entourage. Si vous acceptez de ne pas être remboursé par la Sécurité Sociale (cela ne coûte qu’une vingtaine d’euros), votre médecin ne sera au courant de rien. Dans le cas contraire, vous devrez lui demander une ordonnance.

Vous prenez simplement rendez-vous dans un laboratoire d’analyses médicales, en précisant que vous voulez une analyse du nombre de spermatozoïdes, de leur motilité (mobilité) et du nombre de spermatozoïdes anormaux.

Voici l’explication donnée par la responsable d’un laboratoire : “Le recueil du sperme est effectué directement par le client, dans le laboratoire, au moyen d’une masturbation. La seule condition pour obtenir des résultats valides est une abstinence totale pendant les trois ou quatre jours précédents (ni plus, ni moins).”

Les curieux (ou les sceptiques) savent maintenant ce qu’il leur reste à faire...

Ceux qui croient que “pour l’instant, rien n’est prouvé” peuvent vérifier par eux-mêmes avant d’affirmer qu’ils ne sont “pas concernés” à titre personnel par les effets nocifs de leur téléphone portable !

Y compris s’ils ont déjà des enfants, ou n’en veulent pas...


[1] Carlsen E, Giwercman A, Keiding N, Skakkebaek NE (1992) Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years. British Medical Journal, sept 12 ; 305 (6854) : 609-613.

[2] Giwercman A, Carlsen E, Keiding N, Skakkebaek NE (1993) Evidence for increasing incidence of abnormalities of the human testis : a review. Environ Health Perspect 101 Suppl 2 : 65-71.

[3] Swan SH, Elkin EP, Fenster L (1997) Have sperm densities declined ? A reanalysis of global trend data. Environ Health Perspect 105 : 1228-1232.

[4] Swan SF, Elkin EP, Fenster L (2000) The question of declining sperm density revisited : an analysis of 101 studies published 1934-1996. Environ Health Perspect oct ; 108 (10) : 961-6.

[5] Auger J, Kunstmann JM, Czyglik F, Jouannet P (1995) Decline in semen quality among fertile men in Paris during the past 20 years. N Engl J Med Feb 2 ; 332 (5) : 327-8.

[6] Cicolella A (2005) Alertes santé. Paris, Fayard, ISBN 2-213-61918-2.

[7] Site Internet <http://www.jfrm.org/programme/prog_paris.php> consulté le 8 septembre 2005.

[8] Belpomme D (2004) Ces maladies créées par l’Homme. Paris, Albin Michel, ISBN 2-226-14223-1.

[9]http:/www.rense.com/general54/cellphoneusecanreduce.htm> (à noter que le résumé de cette étude ne figure plus sur ni sur le site de l’ESHRE <http://www.eshre.com>, ni dans les archives du journal The Independent <http://news.independent.co.uk>).

[10] Zmirou D (2001) Les Téléphones mobiles, leurs stations de base et la santé, état des connaissances et recommandations. Rapport au directeur général de la santé. Paris, La Documentation française, ISBN 2-11-004958-8. Membres du groupe d’experts : Pierre Aubineau, Alain Bardou, Gilles Dixsaut, Marcel Goldberg, René de Sèze, Bernard Veyret. Président : Denis Zmirou.

[11] Bastide M, Youbicier-Simo BJ, Lebecq JC, Giaimis J (2001) Toxicologic study of electromagnetic radiation emitted by television and video display screens ans cellular telephones on chickens and mice. Indoor Built Environment 10 : 291-298.

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Téléphone portable : comment se protéger

Les téléphones portables, le wi-fi, les téléphones DECT, les baby phones émettent non stop des micro-ondes pulsées qui traversent la peau et les murs à la vitesse de la lumière, et ont pour cibles le système reproducteur (stérilité) et le système nerveux central (insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire...). Grâce à ce livre, vous saurez comment vous protéger vraiment sans vous laisser abuser par les pseudo conseils circulant sur Internet et dans la presse, sous perfusion publicitaire des opérateurs de téléphonie mobile ou de vendeurs de patchs totalement inefficaces. Durée de lecture : environ 2h30.

 

L’OMS déclare le téléphone portable cancérigène
Qui sont les cobayes ?

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Par Annie Lobé, journaliste scientifique.
Le 15 juin 2011.

Le 31 mai 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu que le téléphone portable est un agent cancérogène de niveau 2 pour nous, les humains, à raison d’une demi-heure de conversation par jour pendant dix ans. Ceux qui connaissent les rouages du système ont d’ores et déjà compris que les experts et les scientifiques vont continuer de compter les morts, nos morts. Et qu’un jour ces morts les contraindront à surclasser le portable en cancérogène de niveau 1, le plus élevé. Avec plus de 5 milliards de téléphones portables dans le monde, on n’avait pas vu pareille expérimentation sur l’homme depuis l’époque nazie. Mais pourquoi devrions-nous nous résigner à y participer ? Dès aujourd’hui, chaque utilisateur doit décider s’il veut, ou pas, en être à la fois un cobaye et un complice.

“Ne quitte pas, je te donne le cancer !”

Pour la première fois, l’autorité sanitaire suprême reconnaît officiellement, par la voix de son Centre international de recherche sur le cancer (CIRC–IARC, basé à Lyon), que le téléphone portable peut provoquer le cancer du cerveau. L’abcès est crevé.

L’avis de l’OMS concerne “les radiofréquences et les micro-ondes” utilisées pour les télécommunications sans fil c’est-à-dire qu’il inclut les émissions des box wifi, du téléphone sans fil d’intérieur DECT, des claviers, souris et casques sans fil, des antennes-relais, etc. Sans oublier les ampoules basse consommation, qui émettent également des radiofréquences. En bref, tous les nouveaux appareils commercialisés ces dernières années.

Pour le public, cela a été un “coup de tonnerre”. Comme de découvrir, à la lumière de l’affaire DSK, que le viol impuni est un fait de société en France (75 000 viols par an, dont 10 % seulement sont suivis d’une plainte) ou d’apprendre qu’une fillette de 9 ans a été touchée par une balle lors d’affrontements entre des bandes et la police.

Si, en appelant sur son portable une personne aimée, nous pouvons lui faire du mal, c’est parce que ces ondes pénètrent dans son corps. La différence avec le viol ou une balle, c’est que ni la “victime” ni l’“agresseur” ne s’en aperçoivent. La similitude, c’est qu’au bout du compte, nous perdons la joie de vivre en abîmant celle de l’autre.

Souvenons-nous qu’en 2001, l’OMS avait déjà classé comme agent cancérogène de niveau 2 les champs magnétiques de fréquence extrêmement basse émis par tous les appareils électriques (le 50 hertz des appareils branchés sur le secteur).

Nous connaissons tous des personnes encore jeunes qui ont été emportées par un cancer non lié à l’alcool ou au tabac. L’ignorance de la cause de ces décès engendre la peur de voir mourir prématurément nos proches. Mais les indications de l’OMS changent la donne. Cette peur ne nous paralyse plus. Elle nous met en action.

La tentation de la sourde oreille

Il peut être tentant de feindre de ne pas avoir entendu ce nouvel avertissement pour ne rien changer à nos habitudes. Les fabricants de téléphones portables et les opérateurs mobiles comptent là-dessus pour continuer d’engranger des profits à nos dépens, au lieu de saisir cette occasion de renoncer dans l’honneur à ces activités.

Il peut être tentant de croire que l’usage de l’oreillette constitue une protection suffisante. Comme cette femme enceinte rencontrée dans un magasin bio, qui utilisait l’oreillette et avait mis son portable dans un sac-banane, sur son ventre (!), ou cet homme vu aux caisses d’une FNAC avec l’oreillette, le téléphone portable glissé dans sa poche de veste, sur le cœur (!).

On pourrait aussi se persuader qu’il suffit de limiter les communications à 20 minutes par jour ou d’envoyer des SMS, comme l’ont suggéré les experts. Mais c’est faux : rien ne prouve que le cancer ne surviendra pas, car les études sur lesquelles s’est basée l’OMS ont été menées à l’époque révolue où le portable était le seul émetteur de micro-ondes proche de nous, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Je pense que vous méritez mieux que ces conseils de pacotille.

Vous avez droit à la vérité : se protéger du téléphone portable, c’est s’en passer.

Si cela vous paraît impossible, la lecture de mon livre Téléphone portable : comment se protéger vous donnera les gestes et attitudes vraiment protecteurs (par exemple un usage correct de l’oreillette).

C’est un livre positif et stimulant qui invite à passer à l’action, “un livre à vivre”, comme le qualifie la dessinatrice humoristique Catherine Beaunez.

La peur est sans objet : nous avons les pleins pouvoirs

C’est d’ailleurs ce qui distingue ce type de risque de nombreux autres. Les risques causés par la pollution chimique diffuse, le réchauffement climatique, les OGM ou le nucléaire dépendent de politiques publiques.

Il en va tout autrement du téléphone portable et des appareils sans fil que nous avons chez nous : une décision, une action personnelle nous assure une réelle protection contre les maladies qu’ils provoquent. Il suffit de la prendre.

Ceux qui ne voyaient pas comment réduire leur facture et leur consommation d’électricité (une solution pratique au problème du nucléaire) disposent de moyens simples et efficaces proposés dans mon livre La fée électricité : de nouvelles façons d’utiliser ces appareils électriques pour donner à leur famille des années de vie en plus. Gratuitement et sans effort !

Autorisez-vous à changer de programme. Ceux qui l’ont fait ont eu le bonheur de recouvrer leur liberté et leur libre-arbitre. Ils ont constaté la disparition de la fatigue et de la déprime. Ils ont retrouvé l’optimisme face à l’adversité.

Vous aussi, saisissez cette chance d’embrasser une nouvelle vie !

 

L’usage du portable nuit à votre cerveau

Interview du professeur Pierre Aubineau lorsqu’il était directeur de recherche au CNRS de Bordeaux

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Décembre 2007.

Extraits d’interviews réalisées par Annie Lobé en 2002 et 2003. Certains passages ont été publiés en janvier 2003 par le magazine féminin Questions de femmes.

Co-auteur du “rapport Zmirou”[1] sur les affaires sanitaires de la téléphonie mobile, le Pr Aubineau[2] a participé au programme de recherche Comobio, lancé en mai 1999, et dont il a coordonné les études sur les animaux. Spécialiste de la circulation sanguine cérébrale et de la migraine, il a mis en évidence l’ouverture de la barrière sang-cerveau (ou barrière hémato-encéphalique) chez des rats exposés à des micro-ondes, reproduisant les conditions humaines d’utilisation des téléphones portables. Un phénomène qui peut causer la migraine.

À quoi sert la barrière sang-cerveau ?

Pr Aubineau : Le cerveau est un organe hyper-protégé. Ses cellules baignent dans un milieu très particulier dont la composition est maintenue constante par des mécanismes spécifiques. Ses vaisseaux sanguins ont la particularité de ne laisser filtrer que les substances utiles à cet équilibre, en excluant du tissu cérébral nombre d’éléments indésirables qui peuvent être présents dans le sang : des virus et bactéries en cas de maladie, mais aussi des petites molécules qui pourraient interférer avec le fonctionnement des neurones. Après un repas dans un restaurant chinois, par exemple, le sang contient d’importantes quantités de glutamate. Cet additif alimentaire[3] destiné à relever le goût des plats est aussi un puissant stimulant de l’activité neuronale, capable de déclencher une crise d’épilepsie. Dans un cerveau sain, la barrière sang-cerveau l’empêche de pénétrer et d’entrer en contact avec les neurones. Elle ne peut s’ouvrir que sous l’effet de stimuli tels que : forte crise d’hypertension, traumatisme crânien, rayonnements ionisants ou élévation de plusieurs degrés de la température.

Pourquoi effectuer des recherches sur le rat ?

Pr Aubineau : La circulation sanguine cérébrale du rat est très proche de celle de l’homme. Je l’étudie depuis vingt ans pour expliquer des phénomènes tels que la migraine. Cela dit, sa tête est plus petite, c’est pourquoi nous n’avons pas utilisé un véritable téléphone portable. Nous avons reproduit les conditions humaines d’utilisation en exposant la tête des rats à des micro-ondes de 900 mégahertz pulsées à 217 hertz, équivalentes à celles émises par les portables.[4] Grâce à l’utilisation d’une antenne-boucle spécialement étudiée pour cet usage, la puissance d’émission et la diffusion des micro-ondes dans le tissu cérébral étaient proportionnées aux dimensions de la tête de l’animal, ce qui permet d’effectuer des comparaisons avec l’homme.

Ce que vous avez mis en évidence est plutôt inquiétant…

Pr Aubineau : Une solution d’une très grosse protéine, l’albumine séreuse de bœuf liée à un marqueur fluorescent, a été injectée aux animaux avant et pendant l’exposition aux micro-ondes. En temps normal, cette protéine est bien trop grosse pour passer au travers de quelque vaisseau sanguin que ce soit et, a fortiori, au travers des vaisseaux cérébraux. L’expérience a prouvé que, sous l’effet des micro-ondes, l’albumine réussit à traverser la barrière sang-cerveau. Son passage est rendu bien visible par le marqueur fluorescent. Il a été mis en évidence dans le cerveau et la méninge des rats exposés pendant deux heures à 0,18 watts par kilogramme. Ce niveau d’absorption[5] correspond à une excellente qualité de communication. Si l’albumine réussit à traverser la paroi, il est fort probable qu’elle est accompagnée par de nombreux autres éléments sanguins qui n’ont rien à faire dans les tissus cérébraux. Ces derniers ne sont pas aptes à se défendre contre une telle intrusion. À 0,75 watts par kilogramme, le passage est bien visible dans la méninge et dans la partie du cerveau située directement sous l’antenne. À 3 watts[6] par kilogramme, si le phénomène n’est pas visible après dix minutes d’exposition, il est, en revanche, très important après quarante minutes. On peut en déduire qu’il commence à se manifester, chez le rat, à partir de dix à vingt minutes.

Quelles sont vos conclusions ?

Pr Aubineau : Nos expériences mettent en évidence, chez le rat, la perméabilisation de la barrière sang-cerveau par les micro-ondes des téléphones portables. Ce phénomène n’est pas causé par un échauffement des tissus ou par l’augmentation de la pression artérielle, car nous avons contrôlé ces deux paramètres. Il s’agit clairement d’un effet pathologique, au moins parce qu’il entraîne inévitablement la formation de micro-oedèmes dans le tissu cérébral et une réaction inflammatoire de la méninge. Mes recherches antérieures ont montré que le processus migraineux peut être déclenché par une réaction inflammatoire similaire, même en l’absence de facteur extérieur. S’agissant des extrapolations humaines des expériences sur les animaux, les scientifiques sont toujours prudents. Les effets des micro-ondes observés sur le rat sont-ils transposables à l’homme ? Je ne peux l’affirmer. Mais je veux informer le public de nos résultats, car ceux qui ressentent des maux de tête lors de l’utilisation d’un téléphone portable devraient les prendre au sérieux : ils pourraient être un signal de la perméabilisation de leurs vaisseaux sanguins intra-crâniens. Si ce phénomène se produit effectivement, on ne peut pas exclure, sur le long terme, la survenue de pathologies indirectement induites par l’éventuelle pénétration de substances toxiques pour ce tissu sensible.

Vos observations sont-elles confirmées par d’autres études sur l’homme ?

Pr Aubineau : Oui, une étude publiée en 2000 rapporte une augmentation des maux de tête corrélée avec la durée d’utilisation du portable.[7] J’ai insisté pour qu’elle soit mentionnée dans le rapport Zmirou. Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale réalisée sur un échantillon aléatoire d’habitants d’un quartier de Singapour, dans le but de comparer la prévalence, c’est-à-dire la survenue, de divers signes subjectifs (maux de tête, étourdissements, fatigue, perte de mémoire…) selon l’usage fait de téléphones mobiles. Dans cette population, constituée de 808 hommes et femmes de 12 à 70 ans, 44,5 % étaient utilisateurs d’un téléphone portable. Une attention particulière a été portée à la maîtrise des biais de sélection et de déclaration des troubles. Les sujets interrogés ne connaissaient pas l’objet de l’étude. Les questions sur les troubles étaient posées avant les questions sur l’usage du portable. La conclusion est claire : les maux de tête sont associés significativement à l’usage d’un téléphone mobile, avec une prévalence croissant selon la durée d’usage déclarée (jusqu’à 1 h par jour). Signalons que les utilisateurs de téléphone portable déclaraient moins de maux de tête s’ils étaient équipés d’un kit-oreillette (41,7% en cas d’usage constant, 54 % en cas d’usage irrégulier et 65 % pour les non-utilisateurs d’une oreillette).

De nombreux utilisateurs de téléphone portable ressentent une sensation de chaleur à la tête pendant les communications. Comment expliquez-vous cela ?

Pr Aubineau : Le cerveau est un organe extrêmement bien régulé en température. Il est programmé pour maintenir sa température à 37 °C. Dans les situations extrêmes de grand froid ou de grande chaleur, un système de régulation le maintient à température constante. Par grand froid, le sang se retire des extrémités pour continuer à irriguer le cerveau au maximum. Par grande chaleur, le débit sanguin s’accélère pour rafraîchir le cerveau, à la manière du radiateur d’un moteur de voiture, et la transpiration augmente pour évacuer la chaleur.

La température cérébrale ne s’élève que dans des situations pathologiques. En cas d’infection, la température monte, la fièvre s’installe temporairement pour détruire virus et bactéries. Mais l’excès de chaleur empêche le fonctionnement normal du cerveau et notamment la concentration.

Les micro-ondes chauffent de l’intérieur vers l’extérieur. Or, l’ensemble du cerveau est dépourvu de récepteurs de chaleur, uniquement disposés au niveau de l’hypothalamus et de la peau.

Selon le professeur Roger Santini, de l’INSA de Lyon, qui a publié en 2002 une étude rapportant des sensations de chaleur à la tête chez de jeunes utilisateurs lors de l’utilisation d’un téléphone portable[8], la “bulle de chaleur” est déjà présente à l’intérieur avant d’être perçue en périphérie.

Toute sensation de chaleur à la tête lors de l’utilisation d’un téléphone portable signifie que les mécanismes de régulation thermique ont été dépassés et n’arrivent plus à évacuer la chaleur induite par les micro-ondes émises par cet appareil.

Il s’agit donc d’un phénomène à prendre au sérieux.

Vidéo du Pr Pierre Aubineau présentant ses résultats, filmée par Annie Lobé dans son laboratoire à Bordeaux en octobre 2002.

Le texte soumis pour publication par le Pr Pierre Aubineau, à la revue scientifique The Lancet en juillet 2003 et la lettre qu’il a adressée à l’éditeur Richard Horton.

D’autres interviews du Pr Pierre Aubineau parues en 2002 et 2003 dans les revues Sciences & Avenir, Tribune santé, Monsieur…)



[1]Les téléphones mobiles, leurs stations de base et la santé, Décembre 2001, 440 pages, 19 euros. La Documentation Française, 01 40 15 70 00.

[2]Directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Signalisation et interactions cellulaires, UMR 5017, université de Bordeaux 2 : Les micro-ondes des téléphones portables altèrent la circulation sanguine cérébrale. http://www-sig.enst.fr/comobio/.

[3]Autorisé par la directive européenne CE 94/36/CE transcrite en droit français par l’arrêté du 2 octobre 1997 (JO du 8 novembre 1997). Numérotation CE : E 620 à E 625.

[4]En réalité, les signaux de la téléphonie mobile GSM, seule disponible en Europe, sont beaucoup plus complexes. Lire à ce sujet le livre écrit par trois professeurs de l’École nationale supérieure des télécommunications de Rennes et de Sup’Com de Tunis, Xavier Lagrange, Philippe Godlewski et Sami Tabbane, Réseaux GSM, paru en 2000 chez Hermès Science Publication (5e édition).

[5]Appelé en français “DAS”, débit d’absorption spécifique, et en anglais “SAR”, specific absorption rate.

[6]Le Conseil de l’Union européenne a fixé, en 1999, le seuil maximum à 2 watts par kilogramme. Ce seuil a été adopté en France par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 (JO du 5 mai 2002).

[7]Chia SE, Chia HP, Tan JS (2000) Prevalence of headache among handheld cellular telephone users in Singapour : a community study. Environmental Health Perspective 108 : 1059-1062. Cette étude est citée p. 176-177 du rapport Zmirou.

[8]Santini R et al. (2002) Symptoms experienced by users of digital cellular phones : a study of a French engineering school. Electromagnetic Biology and Medicine 21 : 81-88.

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Téléphone portable : comment se protéger

Les téléphones portables, le wi-fi, les téléphones DECT, les baby phones émettent non stop des micro-ondes pulsées qui traversent la peau et les murs à la vitesse de la lumière, et ont pour cibles le système reproducteur (stérilité) et le système nerveux central (insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire...). Grâce à ce livre, vous saurez comment vous protéger vraiment sans vous laisser abuser par les pseudo conseils circulant sur Internet et dans la presse, sous perfusion publicitaire des opérateurs de téléphonie mobile ou de vendeurs de patchs totalement inefficaces. Durée de lecture : environ 2h30.

Jeunes et déjà malades du portable

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Par Annie Lobé
Juillet 2007.

Au cours de cette enquête sur la téléphonie mobile, j’ai recueilli des témoignages concernant de jeunes utilisateurs de portables atteints précocement de troubles et de maladies diverses.

Il faut savoir qu’en France, il n’existe aucune base de données accessible au public, aux journalistes ou même aux médecins, qui permettrait d’avoir des chiffres en temps réel sur l’évolution de l’incidence des maladies, c’est-à-dire de connaître le nombre précis de nouveaux cas.

Nous n’avons pas de registre national du cancer. Les dernières statistiques officielles sur le nombre de malades portent sur la période 1975-1995. Elles n’ont pas été réactualisées. (Francim Le Cancer en France, incidence et mortalité. Situation en 1995. Évolution 1975-1995. La Documentation française, ISBN 2-11-090992-7)

Il existe un fichier des causes médicales de décès tenus par le CépiDc de l’Inserm, mais pour accéder à ces informations, il faut payer. J’ai demandé un devis en 2003 : il aurait fallu payer plusieurs centaines d’euros pour obtenir des données qui s’arrêtaient à l’année 1999.

Voici quelques-uns des témoignages de jeunes utilisateurs de téléphones portables recueillis depuis cinq ans.

Fabien, 20 ans : “Ma cousine a été atteinte à 24 ans d’une tumeur du nerf acoustique, qu’on appelle neurinome, du côté droit, après trois ans d’utilisation d’un portable. Elle perdu l’audition du côté droit et pendant un mois après l’opération, elle était incapable de se tenir debout.”

Patrick, 28 ans : “J’ai perdu 30 % d’audition à l’oreille gauche. Je suis un sportif. Comme je suis gaucher, je tiens toujours mon portable du côté gauche. Cela ne fait aucun doute pour moi que le portable est la cause de mon problème.”

Christophe, 20 ans : “J’avais l’habitude de placer mon portable dans une poche de pantalon, à côté du genou gauche. Je suis plombier et mon pantalon de travail a une poche à ce niveau. J’avais toujours des douleurs dans le genou gauche. J’aime le sport, je fais du foot, mais je ne comprenais pas pourquoi j’avais mal seulement de ce côté. Depuis que j’ai arrêté de mettre mon portable dans cette poche et que je laisse dans mon véhicule pendant mes interventions, les douleurs ont disparu.”

Fernando, 32 ans : “Je mettais toujours mon portable dans la poche avant droite du pantalon. J’ai eu un kyste sur le testicule de ce côté-là. Le médecin qui m’a opéré m’a suggéré, pour que la plaie cicatrise plus vite, de mettre mon portable dans la poche gauche. Devinez ce qui s’est passé ? J’ai eu un kyste sur le testicule gauche !”

Vladimir, 25 ans : “Quand j’avais 20 ans, l’un de mes amis du même âge que moi a eu un cancer au testicule gauche. On a dû lui enlever le testicule. Il portait des jeans serrés et rangeait toujours son téléphone portable dans la poche avant gauche de son pantalon.” (Le port de jeans serrés est un facteur connu de cancérisation des testicules, mais quand on combine le port de jeans serrés et le portable dans la poche, le cancer survient non pas après 30 ans, mais dès 20 ans.)

Un autre jeune a également subi, à 22 ans, l’ablation d’un testicule devenu cancéreux.

Stéphane, 25 ans : “J’ai subi l’ablation de la vésicule biliaire.”

Oussama, 21 ans : “Un mois seulement après avoir acheté un portable à 18 ans, j’ai été atteint par la maladie de Crohn, une maladie des intestins. Les médecins m’ont dit que les médicaments qui soulagent les symptômes de cette maladie sont des anti ‘anti-tumoraux’ et ils m’ont prévenu que j’ai 50 % de risque de développer un cancer dans les dix ans qui viennent. Je suis certain que cette maladie vient de mon portable, mais je ne peux pas arrêter le portable parce que mes employeurs m’appellent sur ce portable. J’ai plusieurs emplois pour apporter un peu d’argent à la maison, où je suis l’aîné de 7 enfants.”

La détention d’un portable semble avoir également des répercussions négatives sur les résultats scolaires. Il n’existe aucune étude sur la baisse des résultats scolaires en lien avec l’utilisation des portables, mais je peux citer des cas. Par exemple, le niveau excellent de deux jeunes filles de 14 et 18 ans a commencé à chuter quelques mois après l’acquisition d’un téléphone portable. Un garçon plutôt moyen a redoublé sa seconde et sa première après s’être équipé d’un portable à 15 ans. En m’entendant citer ces cas, un jeune de 16 ans, m’a confié que la même chose lui était arrivée : “J’ai reçu un portable à Noël quand j’étais en CM1. À partir du deuxième trimestre, mon niveau a commencé à chuter et j’ai redoublé cette classe”.

Tous les jeunes munis d’un portable n’ont pas des résultats aussi catastrophiques, mais en cas de difficultés, cela vaut la peine de vérifier. Vous pouvez faire votre propre analyse personnelle en reportant sur un graphique la date d’achat du portable et les moyennes trimestrielles des années qui précèdent et des années qui suivent l’achat.

Je peux également citer le cas de deux jeunes filles de 17 ans qui adorent leur portable. La première l’a depuis la classe de seconde et ne voudrait s’en séparer pour rien au monde. Un excès de cholestérol s’est déclenché chez elle après la prise de la pilule. Elle m’a dit : “C’est vrai que maintenant, je suis toujours fatiguée, alors que quand j’étais au collège, j’étais toujours pêchue.”

L’autre a déclaré qu’elle avait un sommeil entrecoupé : “Je dors deux heures, je me réveille, je dors deux heures, je me réveille”. Elle laisse toutes les nuits son portable en veille sur son oreiller.

Deux jeunes de 16 ans, qui laissent également leur portable en veille sur l’oreiller, ont les mêmes troubles du sommeil (“Je dors deux heures, je me réveille, je dors deux heures, je me réveille.”), associés à des maux de tête tous les soirs. Étant internes dans un lycée, ils passent beaucoup de temps à téléphoner au portable.

L’un d’eux m’a parlé de sa sœur de 14 ans, hospitalisée pour une affection du nerf trijumeau, situé dans la tête : “Les médecins disent qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un d’aussi jeune avec cette maladie. Ma sœur ne peut rien faire, sa vie est foutue. Et toute la famille et ses amis l’appellent à l’hôpital sur son portable.”

Les parents sous-estiment souvent l’utilisation du portable par leurs enfants. Un père affirmait que son fils, qui avait un abonnement illimité le soir, passait environ dix heures par mois au portable. Vérification faite auprès de l’intéressé, la durée de ses communications mensuelles était de trente heures.

Et même si un jeune n’a pas lui-même de forfait illimité, l’un de ses amis peut en être doté et l’appeler pendant longtemps.

Une jeune fille de 18 ans, qui a également un forfait illimité soir et week-end, m’a appris que lorsqu’elle est dans sa chambre, elle utilise son portable pour parler à sa sœur qui se trouve à quelques pas, dans la chambre d’à côté.

Une jeune fille de 14 ans, un garçon de 16 ans et un jeune homme de 28 ans, passent leurs soirées dans leur chambre devant leur ordinateur, à chatter avec MSN (service de messagerie électronique) tout en écoutant de la musique et en parlant au portable. Pour les deux premiers, les résultats scolaires sont en baisse.

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a publié en 2003 un rapport sur l’augmentation des arrêts maladies des salariés. Ce rapport, qui montre le taux d’augmentation, par tranche d’âge, des arrêts de longue durée c’est-à-dire de plus de trois mois, contient des statistiques sur l’état de santé des jeunes.

Entre 2000 et 2002, l’augmentation a été plus importante pour la tranche d’âge des 20-24 ans (+ 14, 6%) que pour la tranche d’âge des 55-59 ans (+ 12,9 %), et plus importante pour la tranche d’âge des 15-19 ans (+ 7,9 %) que pour la tranche d’âge des 60-64 ans (+ 7,4 %). (Voir graphique ci-dessous.)

 


Source : IGAS/IGF (2003) Les dépenses d’indemnités journalières. Octobre 2003.
Rapport IGAS n° 2003 130 et IGF n° 2003-M-049-01.

Les jeunes salariés ont donc été plus “plus malades” que les vieux.

L’un des auteurs du rapport, avec qui je me suis entretenue par téléphone, n’avance aucune explication à cet inquiétant phénomène.

L’importante consommation de portable par les jeunes est une hypothèse plausible.

Chaque fois que je rencontre un jeune de 15 à 25 ans et que parle avec lui des problèmes causés par le portable, j’apprends un nouveau cas inquiétant.

Des enseignants sont atterrés par la baisse accélérée du niveau et par les difficultés de concentration des élèves. Deux professeurs de lycée m’ont dit : “Depuis cinq ou six ans, cela devient vraiment n’importe quoi.”

Parlez avec les jeunes qui vous entourent : fatigue chronique, sommeil entrecoupé, maux de tête, apathie, dépression, chute des résultats scolaires, apparition précoce de maladies graves… les troubles augmentent avec la durée des appels.

Il est urgent de mettre en œuvre des mesures de protection !


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Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans ?

Ce livre audio s’adresse aux jeunes de 11 à 25 ans et à leurs parents et grands-parents. Son écoute est suivie d’effet : le changement des habitudes d’usage du portable par les jeunes, à bref ou moyen terme. Il circule beaucoup dans le réseau des amis, camarades de classe, cousins, cousines. Tous les jeunes de votre famille et leurs amis sont protégés !


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