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Consultations de naturopathie à Paris sur rendez-vous.
Le Conseil de la Naturo
Par Sabine Campion, naturopathe certifiée par le Centre Européen de Naturopathie Appliquée (CENA) dirigé par Robert Masson.
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114 pages de conseils simples et faciles à suivre chaque mois pour manger sain et retrouver la forme, avec de délicieuses recettes vite prêtes.
Offert lors de la première consultation avec Sabine Campion.
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Quand consulter un naturopathe ?
Pour quelles maladies la naturopathie propose-t-elle des solutions
Mars 2010 : Variez vos aliments
par Sabine Campion
“Que ton aliment soit ton médicament”, disait Hippocrate, médecin grec du 4e siècle avant J.C. Cela signifie que notre alimentation est la première source de notre santé.
Dans son Dictionnaire pratique de la diététique, éd. Jacques Grancher, le docteur Éric Ménat nous dit que si les Français font moins d’infarctus que les Américains selon les études publiées par Lewis Perdue dans son livre Le paradoxe français (1995) ce n’est pas seulement la consommation du vin, supposé protecteur cardiovasculaire, qui est en cause.
“Des études récentes ont montré un élément beaucoup plus intéressant. Les Américains ont une alimentation beaucoup moins diversifiée que la nôtre. Nous “jouons” sur une gamme beaucoup plus large que nos amis d’outre-Atlantique. Nous mangeons statistiquement près de deux fois plus d’aliments différents. Cela nous permet de consommer beaucoup plus de micro nutriments, de vitamines, d’oligo-éléments et donc d’antioxydants et de protecteurs des tissus (…). Les micro nutriments et les antioxydants sont des éléments essentiels de prévention des maladies à travers une alimentation équilibrée.”
Pourquoi l’alimentation doit-elle être variée ? Parce qu’il n’y a pas un seul aliment qui contienne à lui tout seul l’ensemble des nutriments indispensables au fonctionnement de notre corps. Seul le lait maternel remplit ce rôle pour le nourrisson jusqu’à 6-8 mois.
La carence en nutriments, ou sub-carence, résultant d’une alimentation insuffisamment variée est probablement la cause profonde de nombreuses maladies physiques et psychiques, et de dérèglements cérébraux, comme nous l’enseignent les progrès de la connaissance en biochimie.
La dépression et l’insomnie, par exemple, peuvent être les conséquences d’une insuffisance de l’apport alimentaire en tryptophane, un acide aminé qui est le précurseur de la sérotonine, neurotransmetteur impliqué dans l’humeur. La sérotonine se transforme ensuite dans l’obscurité en mélatonine, une hormone induisant le sommeil. Or, le tryptophane ne se trouve que dans nos aliments…
À l’extrême, une maladie comme l’anorexie mentale, qui touche principalement des jeunes filles et consiste dans l’incapacité à se nourrir en quantités requises pour le fonctionnement de l’organisme, génère de telles carences qu’elle entraîne bien souvent infertilité et crises d’hypotension. Elle peut causer la mort subite par arrêt cardiaque dû à une insuffisance de potassium. Réintroduire la variété dans les aliments proposés aux malades serait une intéressante piste à explorer en termes de soins.
La comparaison d’Éric Ménat entre les États-Unis et la France, citée plus haut, permet de formuler une autre hypothèse : que l’obésité, en quelque sorte la maladie opposée à l’anorexie mentale, dans laquelle les quantités ingérées sont très largement supérieures aux besoins, soit également redevable d’une insuffisance de variété alimentaire. En effet, chacun sait que les États-Unis sont le pays qui compte le plus fort taux d’obèses au monde. Ces Américains mangeraient-ils trop à cause de cette absence de variété ?
La faim exprime nos carences et sub-carences, tandis que le sentiment de satiété survient lorsque l’organisme est “rassasié” en nutriments.
Ce phénomène a été observé avec les aliments dits “allégés” : ils entraînent une augmentation des quantités consommées. À l’inverse, ceux qui passent d’une alimentation conventionnelle à une alimentation biologique, plus riche en nutriments, constatent que des portions réduites suffisent à les satisfaire. Une alimentation variée conduit donc naturellement à diminuer les quantités ingérées. Nouvelle piste intéressante pour régler les problèmes de surpoids…
Une alimentation naturelle, variée et équilibrée
Quels que soient nos activités et notre rythme de vie, nous avons donc tout intérêt à adopter une alimentation qui soit :
Naturelle : la plus biologique possible et la moins transformée par l’industrie agroalimentaire.
Variée : contenant les multiples éléments indispensables au fonctionnement de l’organisme, et qui doivent impérativement lui être apportés régulièrement :
- les protides, source d’acides aminés, éléments constitutifs des différents tissus, cellules, hormones, anticorps, enzymes… ;
- les glucides : sucres simples ou complexes ;
- les lipides : graisses animales et végétales ;
- les vitamines : substances azotées ;
- les oligo-éléments : éléments métalliques, calcium, magnésium, zinc, fer…
Équilibrée : consommer deux fois par jour :
- des protéines : viande ou poisson ou œufs ou fruits de mer ;
- des crudités : légumes crus ;
- des acides gras essentiels : oméga 9, 6 et surtout 3 : oléagineux, tartare de poisson gras, huiles végétales qui en sont riches.
Varier l’apport en protéines
Les protéines sont l’élément constitutif du corps. Sans elles, aucune fonction ne peut se faire. Il est donc indispensable d’en consommer chaque jour.
Pour couvrir pleinement les besoins, les protéines devraient être consommées deux fois par jour, à raison d’un gramme par kilo corporel par jour (soit 60 grammes pour une personne de 60 kilogrammes).
Il y a environ 20 g de protéines dans 100 g de viande ou de poisson ou de fruit de mer ; 18 g pour 100 g d’œuf.
Les protéines sont constituées d’acides aminés dont 8 sont dits “essentiels” car non synthétisés (fabriqués) par le corps. Seule l’alimentation peut nous les fournir. L’œuf est le seul aliment contenant en quantité équilibrée tous les acides aminés. Dans les autres aliments protéiques, un acide aminé est en quantité légèrement inférieure, ce qui limite l’absorption de l’ensemble des acides aminés à la hauteur du plus faiblement présent.
Que nous apporte chaque sorte d’aliment protéique en plus des protéines bien équilibrées et de la vitamine B12 ?
Poisson cru : acides gras poly-insaturés, oméga 3, EPA et DHA ; vitamines A et D.
Viande : fer, graisses saturées et mono-insaturées, sources d’énergie.
Lapin : vitamines du groupe B, calcium.
Volaille : graisses mono-insaturées, acides gras essentiels.
Fruits de mer : oligo-éléments (zinc, iode), EPA, DHA.
Abats : foie et ris de veau sont riches en fer, minéraux et oligo-éléments.
Œuf : contient 100 % des acides aminés essentiels (l’œuf est la référence en matière de protéine, tous les autres aliments protéiques lui sont comparés), fer, vitamines A, D et E, lécithine dans le jaune faisant baisser le taux de cholestérol.
Il est indispensable de varier les sources d’aliments protéiques pour assurer un apport optimal d’acides aminés et d’acides gras, avec une mention spéciale pour le foie, qui apporte une grande quantité de fer, de vitamines et d’oligo-éléments.
Pour diversifier facilement l’apport protéique qui, rappelons-le, doit être fait deux fois par jour, on pourra choisir parmi les aliments suivants de sorte que chacun d’entre eux soit consommé une fois par mois ou par trimestre :
Poisson :
- poisson gras : sardine, anchois, hareng, maquereau, saumon, anguille…
- poisson mi-gras : bar, loup, turbot…
- poisson blanc maigre : cabillau, morue, sole, raie, colin-lieu, lotte…
Éviter en revanche les gros poissons comme le thon et l’espadon à cause de la pollution mercurielle qui s’accumule dans les chairs de ces gros poissons carnivores.
Viandes : bœuf, veau, porc, agneau-mouton, lapin.
Volailles : poulet, poule, chapon, dinde, oie, canard, pintade, caille.
Fruits de mer :
- mollusques : huîtres, moules, coquilles Saint-Jacques, bigorneau, bulot, ormeau, praires, seiche, poulpe, calamar.
- crustacés : crabes, crevette, écrevisse, homard, langouste, langoustine, tourteau.
Les aliments protéiques seront consommés très frais et crus (poissons, mollusques, jaune de l’œuf) ou cuits au four, à l’eau ou étuvés. Limiter en revanche les grillades et les fritures, ainsi que les fumures, qui sont toutes à l’origine de composés cancérigènes dérivés de la cuisson à haute température : corps carbonés toxiques ou hydrocarbures polycycliques.
Étant donnée l’importance de l’alimentation des animaux et de leurs conditions d’élevage pour la qualité de la chair ingérée, il sera indispensable de s’assurer de la provenance de l’animal : biologique, fermier ou label.
Pourquoi varier l’apport en lipides
Les lipides sont des graisses et il y a plusieurs types de graisses. Si toutes contiennent des vitamines liposolubles A et D, le corps ne les utilise pas toutes de la même façon en fonction du degré de saturation.
Les graisses saturées animales surtout, mais aussi végétales, sont utilisées pour les besoins énergétiques de l’organisme : froid, exercice physique. Sources : toutes les viandes contiennent des graisses saturées, ainsi que l’huile de palme.
Les acides gras mono-insaturés sont énergétiques et permettent aussi une bonne utilisation du cholestérol ; ils sont des protecteurs cardiovasculaires et facilitent le fonctionnement de la vésicule biliaire. Sources : huile d’olive, amandes, noisettes, porc, volaille, graisse d’oie, saindoux.
Les acides gras poly-insaturés devront être apportés par l’alimentation car le corps ne sait pas les fabriquer. Ils font partie de la membrane cellulaire et déterminent sa souplesse et sa capacité à échanger avec l’extérieur. Ils ont un rôle dans (Dr Ménat, op. cit. p. 359) :
- la prévention des maladies cardiovasculaires, des cancers ;
- le métabolisme du cholestérol : ils diminuent le taux de cholestérol et de triglycérides et améliorent l’équilibre entre le HDL et le LDL cholestérol ;
- la qualité du système immunitaire, de la peau ;
- la performance de la rétine, du système nerveux et des capacités d’apprentissage ;
- l’amélioration des maladies rhumatismales.
Sources : huiles de 1ère pression à froid, principalement noix, colza, soja, sésame, tournesol, olive ; huile de poissons des mers froides.
Les huiles végétales de première pression à froid seront utilisées quotidiennement crues : huile de noix, colza, soja (oméga 3), olive (oméga 9), sésame, tournesol (oméga 6). Seules les huiles d’olive, d’arachide et de palme peuvent être utilisées pour la cuisson.
On choisira le beurre pour ses vitamines A et D, à consommer cru. Le saindoux et la graisse d’oie sont riches en acides mono-insaturés et peuvent être cuits. Ne contenant pas de vitamine naturelle, les margarines sont à éviter : ne pas les utiliser à la place du beurre.
Diversification des glucides
Pour réaliser l’apport de glucides, la diversification s’impose. Les aliments au goût sucré : miel, sucre, bonbons, friandises, chocolat, confiture, banane, constituent un apport important de glucide. Mais, pris dans un estomac vide, ils passeront très vite dans le sang et seront vite stockés dans le corps sous forme de graisse s’ils ne sont pas utilisés rapidement lors d’un effort physique assez intense.
Pour éviter la fatigue du pancréas par production importante et rapide d’insuline, ces aliments seront pris de préférence au cours d’un repas équilibré (sauf le miel qui doit être ingéré seul).
Quels sont les autres aliments qui nous apportent des glucides en bonne quantité ? Les céréales, les légumes racines riches en amidon, les légumineuses.
Ces féculents ont en commun d’être une source d’énergie, d’apporter beaucoup :
- de minéraux et oligo-éléments : fer, magnésium, potassium, calcium, phosphore, zinc, soufre ;
- de vitamines du groupe B principalement, ainsi que de vitamine E dans le germe des céréales.
Ils sont absorbés lentement au niveau du tube digestif : les molécules de glucose qui constituent l’amidon sont libérées progressivement et assimilées lentement.
Les féculents doivent être cuits à l’eau. Les cuissons au four ou les fritures sont à éviter à cause des composés carbonés et de l’acrylamide cancérogène qui apparaît lors de la cuisson des hydrates de carbones (glucides ou sucres) dès une température supérieure à 120 °C, et ce d’autant plus que les produits sont fins : chips, pétales de céréales. En cas de cuisson ou four ou de friture, la croûte doit rester claire (Pratiques de santé n° 94, octobre 2009, article de Stéphane Miet).
Les céréales :
Nombreuses et d’utilisations variées, elles permettent de diversifier l’apport de glucides. On tiendra compte des intolérances au gluten en consommant riz et sarrasin qui en sont totalement dépourvus. Les céréales seront choisies complètes ou semi-complètes et biologiques pour maximiser les apports en vitamines et minéraux, excepté pour les personnes souffrant de colites et autres inflammations de l’intestin.
Pour varier les menus, on pourra choisir parmi les différentes céréales :
Le blé : vitamines A, B, E (germe), K, D, PP, ferments, diastases (enzymes). Il peut se consommer germé, en grain, concassé, sous forme de semoule, de pâtes, et bien sûr de farine (pains, tartes, viennoiseries, etc.). Les personnes légèrement intolérantes au gluten préfèreront l’épeautre ou le petit épeautre, qui sont des variétés anciennes de blé moins riches en gluten.
Le riz : vitamines A, B1, B2, B6. Les troubles du béribéri, causés par une grave carence en vitamine B1, sont guéris par une alimentation au riz complet.
Le millet : riche en acide salicylique bienfaisant pour la santé de la peau, des cheveux, des ongles et des dents, en magnésium et en lécithine. C’est un équilibrant nerveux.
Le seigle : pour les sédentaires car fluidifiant et dépuratif sanguin. Contient plus de sodium, potassium, calcium, iode que les autres céréales.
L’orge : utilisée pour les convalescents et les affaiblis ; légère et rafraîchissante, favorise l’hygiène intestinale (anti-diarrhéique).
L’avoine : reminéralisante, très énergétique, c’est une céréale d’hiver stimulant la thyroïde. Les flocons doivent être cuits pour éliminer l’acide phytique déminéralisant.
Le maïs : énergétique. Modérateur de la thyroïde et des échanges. À consommer l’été.
Le sarrasin : contient du tryptophane et de la rutine qui est un protecteur vasculaire.
La quinoa : très digeste. Attention cependant, celle qui est cultivée sur les hauts plateaux boliviens contiendrait des métaux lourds provenant de mines exploitées à ciel ouvert.
Les légumes racines riches en amidon :
La pomme de terre : contient de la vitamine B1 et B6, du potassium. Elle est très nourrissante. La solanine, alcaloïde irritant pour les muqueuses, présente en grande quantité, sera éliminée par un épluchage soigneux de la peau, des germes, des “yeux” et des parties vertes qui en contiennent tous.
Les autres tubercules : patate douce, igname, manioc.
À cuire à l’eau ou au four, à basse température.
Les légumineuses :
Elles sont en général peu digestes (sources de ballonnements et de flatulences, c’est-à-dire d’accumulation de gaz dans l’intestin), mais très riches en minéraux tels que magnésium et fer, en vitamines B et en fibres.
Ce sont : les lentilles, les fèves, les haricots secs, les pois cassés, les pois chiches, les azukis (petits haricots rouges).
Il sera utile d’utiliser les aromates pour faciliter la digestion (bouquet garni de thym, romarin, estragon, laurier, serpolet…).
Les féculents seront consommés au cours des principaux repas accompagnés de viande ou poisson ou œufs ou fruits de mer et le matin sous forme de pain ou céréales cuites (flocons, farines).
Pour couvrir l’ensemble de nos besoins en nutriments, la liste ne serait pas complète sans les légumes et crudités. Les crudités fraîchement récoltées sont indispensables à la vie : elles contiennent les minéraux et surtout les vitamines, intactes.
Dans les légumes cuits, les vitamines sont grandement détruites par la chaleur et les minéraux dissous dans l’eau de cuisson en cas de cuisson à l’eau.
Le tableau comparatif suivant nous montre bien que les légumes ne nous apportent pas dans les mêmes quantités tous les nutriments, d’où la nécessité de varier les légumes au fil des repas. Et souvenons-nous que s’il est important de consommer des fruits et légumes de saison, l’on peut aussi, comme au “bon vieux temps”, faire soi-même des conserves “maison” et des confitures dans des bocaux en verre, pour bénéficier, y compris hors saison, de la combinaison de nutriments spécifique à chaque aliment, excepté les vitamines détruites par la chaleur.
Source : Dictionnaire pratique de la diététique, Dr Éric Ménat, éd. Grancher, p. 258-259.
Aliment
| Calo ries (kcal)
| Glu cides (g)
| Fibres (g)
| Cal cium (mg)
| Sou fre (mg)
| Ma gné sium (mg)
| Fer (mg)
| Vit C (mg)
| Béta caro tène (mg)
| B6 (mg)
| B9 (mg)
| E (mg)
|
Ail |
135 |
27,5 |
3 |
38 |
200 |
21 |
1,4 |
30 |
|
1,2 |
|
0,1 |
Artichaut |
40 |
7,6 |
2 |
47 |
21 |
31 |
1,3 |
8 |
0,1 |
0,07 |
0,03 |
0,2 |
Asperge |
25 |
3,5 |
1,5 |
20 |
|
12 |
1,1 |
31 |
0,4 |
0,06 |
0,09 |
0,8 |
Aubergine |
18 |
3,5 |
2,5 |
10 |
9 |
13 |
0,3 |
5 |
0,03 |
0,09 |
0,02 |
0,03 |
Avocat |
138 |
0,8 |
3 |
16 |
19 |
33 |
1 |
11 |
0,185 |
0,28 |
0,054 |
1,85 |
Betterave |
37 |
7,6 |
1,7 |
14 |
|
22 |
0,7 |
5 |
0,017 |
0,03 |
0,06 |
|
Brocoli |
25 |
2,4 |
3 |
93 |
|
25 |
1,4 |
110 |
0,63 |
0,19 |
0,011 |
|
Carotte |
33 |
6,7 |
3 |
30 |
|
14 |
0,3 |
10 |
7 |
0,16 |
0,03 |
0,5 |
Céleri branche |
11 |
1,5 |
2 |
52 |
|
14 |
0,5 |
8 |
0,06 |
0,07 |
0,018 |
|
Céleri rave |
18 |
2,4 |
5 |
43 |
|
12 |
0,7 |
8 |
0,015 |
0,17 |
0,04 |
0,4 |
Champignon de Paris |
15 |
0,6 |
2 |
11 |
|
13 |
1,2 |
5 |
0,01 |
0,06 |
0,025 |
0,08 |
Chou |
22 |
2,8 |
3,4 |
60 |
70 |
15 |
0,6 |
65 |
0,3 |
0,16 |
0,09 |
2,5 |
Chou-fleur |
24 |
3,5 |
2,5 |
20 |
85 |
15 |
0,5 |
60 |
0,04 |
0,2 |
0,03 |
0,17 |
Concombre |
10 |
1,8 |
0,9 |
19 |
11 |
12 |
0,3 |
8 |
0,2 |
0,04 |
|
0,1 |
Courgette |
15 |
3 |
1,1 |
19 |
|
23 |
0,3 |
7 |
0,12 |
0,06 |
0,05 |
0,01 |
Cresson |
17 |
2 |
2 |
160 |
130 |
20 |
3,1 |
60 |
2,9 |
0,13 |
0,2 |
1,2 |
Échalote |
60 |
13 |
1,8 |
25 |
|
12 |
0,7 |
10 |
0,017 |
|
|
0,1 |
Endive |
15 |
2,4 |
2,2 |
20 |
|
10 |
0,2 |
5 |
0,1 |
0,03 |
0,05 |
0,1 |
Épinard |
18 |
1,3 |
2,7 |
104 |
|
58 |
2,7 |
50 |
4 |
0,2 |
0,19 |
2,5 |
Fenouil |
25 |
2,8 |
3,3 |
100 |
|
40 |
2,7 |
52 |
3,7 |
0,1 |
0,1 |
6 |
Haricot vert |
30 |
4,6 |
3 |
56 |
47 |
28 |
1 |
16 |
0,34 |
0,14 |
0,07 |
0,24 |
Laitue |
13 |
1,3 |
1,5 |
37 |
|
11 |
0,3 |
8 |
0,36 |
0,06 |
0,08 |
0,5 |
Navet |
18 |
3,2 |
2 |
39 |
22 |
8 |
0,3 |
20 |
0,02 |
0,09 |
0,016 |
|
Oignon |
34 |
7,1 |
2,1 |
25 |
50 |
10 |
0,3 |
7 |
0,01 |
0,14 |
0,02 |
0,14 |
Oseille |
25 |
2,6 |
3 |
40 |
20 |
46 |
3 |
125 |
3,5 |
|
|
1,5 |
Petit pois |
80 |
12,3 |
6 |
24 |
50 |
33 |
1,8 |
32 |
0,38 |
0,16 |
0,07 |
3 |
Poireau |
27 |
4 |
3,5 |
31 |
72 |
11 |
0,9 |
18 |
0,5 |
0,3 |
0,1 |
1 |
Poivron |
21 |
3,5 |
2 |
9 |
|
13 |
0,4 |
126 |
0,7 |
0,3 |
0,02 |
1,4 |
Potiron |
20 |
4,1 |
1,3 |
27 |
10 |
10 |
0,6 |
7 |
2 |
0,07 |
0,025 |
0,5 |
Radis |
15 |
3 |
1,5 |
20 |
38 |
7 |
0,8 |
23 |
0,001 |
0,07 |
0,05 |
0,01 |
Salsifis |
30 |
15 |
4 |
53 |
|
23 |
1,2 |
4 |
0,02 |
0,14 |
|
3 |
Tomate |
15 |
2,8 |
1,2 |
9 |
11 |
11 |
0,5 |
18 |
0,6 |
0,08 |
0,02 |
1 |
Les fruits :
Pour compléter les sources de vitamines et de minéraux, les fruits sont incontournables. Riches en vitamine C surtout et B, flavonoïdes antioxydants, fructose et divers acides, on les consommera de préférence crus, vers 17 h loin des repas, et cuits en dessert.
Bien entendu, la période estivale sera de grande consommation de fruits crus. L’hiver, on n’oubliera pas de déguster toutes les variétés de fruits en compotes.
On se reportera aux livres du Dr Valnet et du Dr Ménat cités en bibliographie pour les propriétés spécifiques de chaque fruit.
Sous nos latitudes, nous pouvons consommer des fruits de saison locaux ou importés, biologiques de préférence.
Quels fruits consommer crus à chaque saison ?
En automne-hiver : raisin, pomme, poire, coing, châtaigne, orange, clémentine, pamplemousse, kiwi, citron…
Au printemps, en été : abricot, pêche, baies : myrtille, mûre, groseille, cassis, framboise, fraise, cerise, prune, figue, ananas, pastèque, melon, citron, tomate…
On les accompagnera de fruits oléagineux, nature, riches en acides gras essentiels poly-insaturés oméga 6, 9 et 3, en minéraux : calcium, magnésium, phosphore, zinc, en vitamines B et E.
Amandes douces : Vitamine A, acides gras mono-insaturés.
Noisettes : Vitamine E, acides gras mono-insaturés.
Noix : Oméga 3, acides gras poly-insaturés.
Noix du Brésil : Sélénium
Noix de Cajou, pistache.
Varier les menus pour varier les plaisirs
Nous avons vu qu’il est nécessaire de varier les aliments des différentes catégories parce que tous contiennent des nutriments qui leur sont propres ou en quantités appréciables par rapport à d’autres.
Cela est également avantageux d’un point de vue gustatif : impossible de s’ennuyer dans son assiette avec un tel choix de menus, presque infini ! Les odeurs délicieuses qui se répandent dans le foyer attirent ceux qui sont rivés à leur ordinateur et la famille se retrouve réunie pour partager le premier plaisir que notre cerveau est conçu pour éprouver : celui de manger.
Pour faciliter la mise en pratique des conseils ci-dessus, vous trouverez ci-après une liste mensuelle qui peut être utilisée à la fois pour établir votre diagnostic personnel quant à la variété de votre alimentation et comme liste de courses ou encore comme pense-bête. Chaque membre de la famille peut ainsi disposer de son aide-mémoire personnel à compléter pour s’assurer que la variété a bien été prise en compte chaque mois.
Je vous propose également quelques recettes de base qui vous permettront de passer facilement de la théorie à la pratique. Bon appétit !
Bibliographie
- Dr Eric Ménat, Dictionnaire pratique de la diététique, éditions Jacques Grancher, 1998.
- Dr Jean Valnet, Se soigner par les légumes, les fruits et les céréales, Le Livre de Poche, 1985.
- Sabine Campion, Le Conseil de la Naturo, SantéPublique éditions, 2010 (à commander sur www.santepublique-editions.fr).
Quelques recettes
Pour varier les menus, chaque recette peut être réalisée en puisant d’autres idées d’ingrédients de même catégorie sur la liste mensuelle. Ajoutez à votre goût aromates et épices (thym, romarin, laurier, curcuma, cannelle, muscade…) pour parfumer à la fois les plats et votre maison. Laissez libre cours à votre créativité ou… cherchez l’inspiration dans un livre de cuisine !
Salade de crudités :
Salade verte + carottes râpées + betterave crue râpée.
Assaisonnée d’huile : moitié olive, moitié noix + jus de citron frais + sel de Guérande. Saupoudrer d’une cuillerée à café de germes de blé et ajouter quelques noix.
Riz complet ou demi-complet.
1 tasse par personne, à faire revenir à feu doux dans une cuillerée à soupe d’huile d’olive. Ajouter, par tasse de riz : 2 tasses d’eau + un quart de cuillerée à café de gros sel de Guérande. Laisser cuire à feu très doux pendant 30 à 40 minutes à couvert, jusqu’à ce que la céréale ait absorbé toute l’eau (utiliser un minuteur pour ne pas oublier d’éteindre et ajouter éventuellement un peu d’eau en fin de cuisson si nécessaire).
Millet aux carottes.
Couper les carottes en rondelles (1 par personne). Laver le millet dans une passoire très fine (un demi verre par personne). Ajouter 1 verre d’eau salée par personne (le double du volume de millet), des herbes de Provence ou une feuille de laurier, les carottes et une cuillerée à soupe d’huile d’olive. Faire cuire à feu doux pendant 20-25 minutes.
Courgettes à la vapeur ou à l’étouffée.
Les couper en dés (2 courgettes par personne) et les cuire pendant environ 10 minutes à la vapeur ou dans une poêle avec une cuillérée à soupe d’huile d’olive additionnée d’un demi verre d’eau. Saler.
Sauce : 1 cuillérée à soupe de purée d’amandes par personne, diluée dans 4 à 6 cuillerées à soupe du jus de cuisson des courgettes. Saler.
Napper les courgettes avec la sauce et saupoudrer de graines de sésame cru (1 cuillerée à soupe par personne).
Tarte aux poireaux.
Pâte à tarte |
Garniture |
250 g de farine 100 g de beurre demi-sel coupé en morceaux 3/4 de verre d’eau |
1 kg de poireaux, 50 g de gruyère râpé 6 œufs, sel, noix de muscade Crème liquide végétale (avoine ou soja) |
Laver les poireaux, les couper en tronçons de 1 cm et les faire cuire à la vapeur
Mélanger la farine et le beurre
Quand le beurre est bien incorporé, ajouter l’eau peu à peu pour former une boule qui ne doit être ni sèche, ni collante
Réserver cette pâte au réfrigérateur pendant 30 minutes
Casser les œufs dans le plat utilisé pour la pâte (cela permet de limiter la vaisselle…)
Les battre et ajouter la crème liquide, du sel, de la noix de muscade râpée, 25 g gruyère râpé, puis les poireaux cuits
Étaler la pâte dans un plat à tarte de 30 cm de diamètre
La piquer avec une fourchette
Verser, sur la pâte ainsi étalée, la préparation poireaux + œufs + gruyère
Saupoudrer avec le reste du gruyère râpé
Cuire 30 minutes à 120 °C.
Viandes.
Rôties au four, cuites à la poêle ou à l’eau, avec des légumes.
Exemple pour 4 personnes :
4 cuisses de poulet + 1 oignon + 2 carottes + 1 petit choux + 3 pommes de terre (légumes coupés en morceaux) + sel + cumin + curcuma, le tout presque recouvert d’eau. Cuire 3/4 d’heure.
Poisson frais.
Faire revenir dans la poêle avec une cuillérée à soupe d’huile d’olive + une échalote + des herbes moulues « mélange poisson » (à trouver en magasin de diététique).
Cuire les filets à feu très doux pendant 5 minutes (10 minutes si le poisson est congelé).
Poisson cru.
Uniquement avec l’arrivage du jour : napper les filets de poisson d’un filet d’huile + le jus d’un citron + sel de Guérande. Déguster sans attendre.
Confiture.
1 kg de fruits frais bien mûrs dénoyautés et éventuellement coupés en morceaux
800 g de sucre complet
1/2 à 1 verre d’eau.
Cuire 1 heure à couvert.
Verser la confiture chaude dans les pots stérilisés (voir ci-après) jusqu’à 2 cm du bord.
Fermer hermétiquement le pot.
Laisser refroidir à température ambiante. Étiqueter les pots : date et nom du fruit.
Attention aux brûlures en manipulant la confiture chaude.
Pour stériliser les pots.
Décoller les étiquettes et les opercules des couvercles en les plongeant dans l’eau chaude. Laver soigneusement à l’eau + produit vaisselle.
Poser les pots sur un plat à four et les enfourner 20-25 minutes à 100 °C. Les retirer du four en utilisant des maniques (gants épais) et les remplir aussitôt de confiture chaude.
La stérilisation des pots détruit les germes et les bactéries risquant de gâter la confiture. Cette recette permet de disposer de confitures maison toute l’année. En saison, si l’on n’a pas de jardin, on peut se procurer des cageots de fruits « non calibrés » directement auprès des producteurs.
Tarte aux fruits
Pâte à tarte |
Garniture |
250 g de farine 100 g de beurre demi-sel 3/4 de verre d’eau |
250 g de fruits 3 c à soupe de sucre en poudre |
Coupez le beurre en petits morceaux (il est idéalement salé pour la réussite de la pâte)
Versez la farine dans un saladier
Mélangez et malaxez le beurre avec la farine
Ajoutez l’eau afin de former une boule
Laissez reposer 30 minutes au réfrigérateur en couvrant d’un linge
Préchauffez le four thermostat 6 (180 °C)
Coupez les fruits en lamelles ou en morceaux (les éplucher et les dénoyauter)
Beurrez le moule à tarte, puis saupoudrez-le de farine
Étalez la pâte dans le moule à l’aide d’un verre
Piquez la pâte étalée en maints endroits
Disposez les fruits, partie coupée face contre la pâte
Saupoudrez de sucre ou de confiture
Enfournez 30 minutes à four moyen
Attention : éviter les tartes aux fruits crus (fraise, etc.), qui sont indigestes.
Compote de pomme (pour 4 personnes)
1 kg de pommes
1 c à soupe de sucre
3 c à soupe d’eau
Enlever la peau, les pépins et la queue des pommes que vous coupez en dés
Les mettre à cuire dans une casserole avec le sucre et l’eau
Laisser cuire à couvert 25 minutes à feu moyen (ajouter de l’eau si besoin)
Mixer ou non.
Liste mensuelle des aliments (Cocher les aliments consommés entre le premier et le dernier jour du mois)
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Mars 2009
Quand consulter un naturopathe ?
Si les gens savaient ce que la naturopathie peut leur apporter, les consultations chez un naturopathe seraient plus largement répandues et précoces. Des personnes de tout âge y auraient recours, de celles désirant concevoir un enfant à celles ayant une vie très active, en passant par les retraités.
En réalité, tout le monde peut tirer bénéfice d’une consultation donnée par un naturopathe bien formé, comme au CENA de Robert Masson (Centre Européen de Naturopathie Appliquée).
En effet, la naturopathie est une hygiène, un mode de vie et d’alimentation corrects, soutenus par des thérapies naturelles ayant fait leurs preuves.
Dans la pratique, on peut distinguer plusieurs types de consultants :
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Les personnes présentant des lésions organiques pour lesquelles un diagnostic médical a été posé. Ces personnes sont atteintes de dysfonctionnements portant sur un ou des organes précis. Leur maladie a un nom : asthme, gastrite, arthrose, hypertension, acné, constipation, impuissance, cataracte, troubles de la ménopause, allergies, infections chroniques, problèmes gynécologiques, polyarthrite rhumatoïde, varices, etc.
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Les malades dits “fonctionnels” : leurs troubles ne sont pas vraiment identifiés, ils varient ou évoluent sans cesse : troubles neuro-végétatifs, spasmophilie, colopathie fonctionnelle, fatigue, douleurs, fibromyalgie…
-
Les personnes qui, ayant fait le lien entre alimentation et santé, cherchent à améliorer leur santé par le biais de l’alimentation pour réduire les troubles bénins qui alourdissent leur quotidien : fringales, troubles digestifs, ballonnements, gaz intestinaux, prise de poids…
La consultation d’un naturopathe peut se faire en prévention et en première intention dans le but de suivre le conseil d’Hippocrate :
“Que ton aliment soit ton médicament.”
Par le respect de ce conseil, bien des troubles susceptibles de se transformer en maladies chroniques seront évités.
Cependant, le fait est que la majorité des personnes qui pensent à consulter un naturopathe souffrent depuis plusieurs mois ou années de maladies chroniques, plus ou moins graves et invalidantes.
Il faut savoir que la plupart des personnes continuellement sous médicaments finissent par développer des maladies dues aux molécules de synthèse, dites maladies iatrogènes.
Ces personnes consultent le naturopathe quand elles n’ont trouvé ni réponse satisfaisante ni solution par guérison, ou lorsque le traitement allopathique n’est plus supporté.
Nombre de personnes se tournent alors vers la naturopathie, en dernier recours, après avoir absorbé de grandes quantités de médicaments allopathiques. Ces personnes, en plus de leur maladie originelle, souffrent de divers symptômes causés par la prise de médicaments de synthèse, comme une toux chronique, une prise de poids ou une sécheresse oculaire. Les symptômes varient en fonction des molécules actives.
Ces effets iatrogènes se cumulent en fonction des différents médicaments pris : les listes d’effets secondaires et indésirables figurant sur les notices des médicaments et dans le Vidal, le dictionnaire des médicaments renseigné par les laboratoires eux-mêmes, sont éloquentes.
Un naturopathe bien formé, lorsqu’il est consulté par une personne sous médicaments, utilise le Vidal pour en identifier les éventuels effets iatrogènes.
Pour autant, la naturopathie ne prétend pas se substituer à l’allopathie. Le naturopathe n’étant pas formé à poser des diagnostics, il est de toute façon recommandé de consulter un médecin, lequel devrait, en principe, également se référer au Vidal.
Lorsque le pronostic vital est engagé, c’est-à-dire en cas de risque de mort imminente, le recours au médecin est indispensable, qu’il soit allopathe ou homéopathe (rappelons que l’homéopathie est une spécialité et que le médecin homéopathe est d’abord et avant tout un médecin généraliste ; c’est la raison pour laquelle il peut être choisi comme médecin traitant). Il saura orienter le patient vers les services hospitaliers adéquats. Par exemple, une consultation médicale immédiate s’impose en cas de douleur thoracique évocatrice d’un infarctus, de douleur dans la jambe évocatrice d’une thrombose ou de paralysie faciale évocatrice d’un accident vasculaire cérébral.
En revanche, dans les cas de maladies chroniques avec ou sans phases aiguës, la naturopathie est nécessaire pour rétablir une hygiène de vie. La naturopathie apporte des réponses efficaces pour les maladies déjà citées, telles que l’asthme, la gastrite, l’arthrose, l’hypertension, l’acné, la constipation, l’impuissance, la cataracte, les troubles de la ménopause, les allergies, les maladies infectieuses chroniques, les problèmes gynécologiques, la polyarthrite rhumatoïde, les varices, et plus généralement toutes les affections osseuses et articulaires, génito-urinaires, digestives, neuro-dégénératives, cutanées, cardiovasculaires, respiratoires et infectieuses chroniques.
Certaines personnes, dont la santé se dégrade depuis des années, attendent de la naturopathie un miracle. Il faut néanmoins laisser au corps le temps de se réparer avec des thérapies naturelles, un mode de vie sain et une alimentation équilibrée.
Pour illustrer mon propos, voici l’exemple de Catherine, 50 ans, qui se présente à la consultation munie d’une canne pour soulager ses douleurs à la marche. Elle souffre depuis dix ans, me dit-elle, de problèmes articulaires (arthrose), osseux (ostéoporose) et musculaires suite aux corticoïdes pris à cause d’asthme depuis l’enfance.
Je lui donne des conseils personnalisés sur son alimentation et sur son hygiène de vie, avec un traitement naturel pour deux mois.
Sans nouvelles au bout de quatre mois, je reprends contact. Elle me dit qu’elle a abandonné sa canne et a pu continuer son travail deux mois après le début du traitement, mais que, ayant arrêté le traitement après ces deux premiers mois, elle a ensuite subi la réapparition des douleurs et a dû arrêter son travail. J’apprends également qu’elle n’a pas suivi mon conseil de reprendre une activité physique douce à sa mesure…
Comment espérer résoudre définitivement, en deux mois, des problèmes vieux de dix ans, et qui plus est, sans suivre complètement les conseils du naturopathe ?
Dans les cas graves et complexes, le traitement doit être périodiquement revu et adapté par le naturopathe en fonction du vécu de la personne et de l’évolution de son état. Il est illusoire de prétendre régler rapidement, chez des adultes poly-médicamentés, un problème de santé bien ancré : il faut du temps au corps pour se rétablir.
En revanche, quand les symptômes sont récents, des résultats durables peuvent survenir en quelques semaines ou mois. Par exemple pour Alexandre, 36 ans, une seule consultation a suffi. Atteint d’intolérables douleurs abdominales, il a eu l’excellente idée de me consulter dès la fin des examens, muni du diagnostic de “spasmes intestinaux”. Les médecins avaient préalablement écarté toutes les autres hypothèses après avoir fait réaliser des analyses urinaires et sanguines, une radiographie et une coloscopie. Il a été immédiatement soulagé par ma prescription d’ampoules de fenouil et menthe poivrée associée à de la mélisse et à du magnésium. Son affection a définitivement disparu après quatre mois de traitement, complété par un rééquilibrage de son alimentation.
En cas de maladie, plus tôt on consulte le naturopathe, plus la guérison sera rapide. Le meilleur moment pour une consultation naturopathique se situe dès l’établissement du diagnostic par le médecin traitant ou spécialisé. Un naturopathe bien formé sait comprendre un bilan sanguin et lire un compte rendu d’examen : il faut les apporter en consultation.
On peut aussi consulter le naturopathe préventivement, en amont de la maladie.
Plus jeune on consulte, plus des habitudes de vie compatibles avec la santé seront installées en profondeur et plus on bénéficiera d’une santé optimale au cours des années qui suivront.
Avec les enfants malades (sphère ORL, eczéma…), les résultats sont rapides car le mal est moins ancien et les désordres alimentaires, pratiquement toujours en cause, sont facilement modifiables.
Par exemple pour un enfant qui a des rhinites à répétition et qui grignote toute la journée (six repas : petit-déjeuner, collation, déjeuner, goûter, dîner, plus des friandises plusieurs fois par jour), le simple fait de limiter à quatre les prises alimentaires : petit-déjeuner, déjeuner, goûter de fruits frais plus oléagineux et dîner équilibrés, suffit pour lui redonner une santé durable. Une thérapie naturelle renforçant son immunité pourra accélérer le processus de guérison.
Je citerais un médecin homéopathe exerçant en région parisienne : “Si on prend les gens au début de leur maladie quand ils ne sont pas trop pollués par la chimie, ils réagissent au quart de tour.” Cette remarque s’applique aussi à la naturopathie : plus ses remèdes sont pris tôt, plus ils sont efficaces.
Ainsi, une consultation chez un médecin homéopathe sera efficacement complétée par une consultation chez le naturopathe.
Le médecin homéopathe posera un diagnostic et apportera des réponses anti-symptomatiques et psychiques non iatrogènes, c’est-à-dire avec des remèdes homéopathiques qui soignent la maladie et le malade sans générer d’effet secondaire. Mais il n’aura pas forcément le temps de revoir l’alimentation et le mode de vie du patient : ce rôle revient au naturopathe.
Autre complémentarité, celle qui existe entre l’ostéopathie et la naturopathie. Par exemple, un mal de dos récurrent peut être causé par une distension des apophyses transverses (côtés saillants des vertèbres) due à des organes hypertrophiés et congestionnés pesant sur l’ensemble de la musculature qui les soutient, et causée par une alimentation trop abondante, inadaptée ou mal équilibrée. Le mal de dos s’estompera par un retour à l’équilibre alimentaire et un drainage des organes concernés.
Ce traitement relève de la compétence du naturopathe.
Une consultation chez le naturopathe permet de faire le point, de corriger les erreurs ou d’adopter des traitements naturels pour nous rétablir.
Les traitements allopathiques seront utilisés en cas d’urgence médicale, pour laquelle ils sont irremplaçables. Par exemple, en cas de bronchiolite infantile, l’indispensable recours à une consultation médicale donnant lieu à la prescription de kinésithérapie respiratoire peut être suivi, une fois l’alerte aiguë passée, par la consultation d’un naturopathe pour éviter la récidive.
En cas de crise d’asthme, un broncho-dilatateur prescrit par le médecin traitant ou l’allergologue pourra sauver la vie de celui qui étouffe. En complément, une consultation chez le naturopathe évitera de nouvelles crises. De même, une infection grave chez une personne affaiblie pourra être traitée aux antibiotiques par le médecin. Parallèlement, une consultation chez le naturopathe aidera à renforcer l’immunité. Si l’infection est chronique, le naturopathe la traitera par aromathérapie, car l’usage au long cours des antibiotiques est préjudiciable à la santé (flore intestinale détruite et bactério-résistance).
Il est vrai que ni la consultation chez le naturopathe, ni les compléments alimentaires, ni les thérapies naturelles ne sont remboursés et que certaines personnes privilégient un parcours demandant un moindre investissement, tant financier que personnel. Elles veulent bien avaler des pilules, mais pas changer leurs habitudes !
Pourtant, dans le contexte actuel associant le déremboursement des spécialités pharmaceutiques et la diminution généralisée du pouvoir d’achat, être malade coûte de plus en plus cher. Même dans les filières partiellement remboursées par la Sécurité Sociale. Et en cas d’affection de longue durée (ALD) prise en charge à 100 %, comme le cancer, le prix à payer peut rester élevé : désertion du conjoint, perte d’emploi, impossibilité de recourir au crédit pour acquérir un logement,… les témoignages des patients sont poignants.
Un bon naturopathe ne “vend” que des conseils, pas des produits. Il sait choisir les traitements les plus efficaces, au meilleur rapport coût/efficacité. Le retour à la santé s’accompagne d’une diminution des dépenses de soin, improprement appelées “dépenses de santé”.
Préalablement à une prise de rendez-vous avec un naturopathe, il est souhaitable de lui demander s’il est compétent par rapport au problème de santé considéré.
Pendant la consultation, le naturopathe doit s’enquérir des précédents traitements suivis et des réactions constatées. Ses conseils doivent être adaptés et personnalisés pour que le consultant puisse les suivre.
Le délai pour l’obtention des résultats escomptés ne doit pas excéder trois à six mois en fonction de l’ancienneté de la maladie. Si à l’issue de cette période, aucune amélioration n’a été constatée alors que le traitement et les conseils du naturopathe ont été correctement suivis, c’est que le naturopathe est mauvais ou que son approche ne convient pas. Il est alors judicieux d’en consulter un autre.
Parallèlement, un effort doit être fait pour éliminer les pollutions électromagnétiques car elles peuvent expliquer un échec du traitement.
Certains naturopathes conseillent l’achat de pastilles à coller sur les portables ou de dispositifs à appliquer sur les bornes wi-fi ou sur le compteur électrique. Il s’agit de fausses solutions, qui ne passent pas l’épreuve de la mesure objective des champs électromagnétiques (voir la vidéo Protections inefficaces pour téléphones portables). D’ailleurs, les personnes électrosensibles affirment que leurs troubles ne sont pas atténués. Le bien-être immédiat parfois ressenti par certaines personnes n’est qu’un effet de la suggestion du vendeur ou du prescripteur. Quant aux méfaits à long terme de cette pollution insidieuse, ils ne sont pas éliminés. (Pour des solutions efficaces, voir les livres d’Annie Lobé La fée électricité et Téléphone portable : comment se protéger, parus chez SantéPublique éditions).
En conclusion, en cas de maladie, il est judicieux de consulter un naturopathe en première intention pour éviter à la maladie de s’installer et de devenir chronique. L’efficacité du naturopathe sera “testée” par le consultant en suivant complètement ses conseils et en acceptant d’améliorer son alimentation et son mode de vie pendant un certain temps. Avec de la patience et de la persévérance, il pourra voir régresser même des maladies anciennes. La vie pourra ainsi continuer avec de nouvelles bonnes habitudes.
Pour les personnes en santé et les sportifs, une consultation préventive avec un naturopathe peut éviter de nombreuses consultations médicales curatives ultérieures. Elle redonne la forme et permet de rester en bonne santé pour longtemps.
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Consultation de naturopathie
par Sabine Campion
Qu’est-ce que la naturopathie?
- C’est simple : nourriture adaptée
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Pensez à faire passer cette information à un proche qui pourrait en avoir besoin.
Sabine Campion est certifiée par le Centre Européen de Naturopathie Appliquée (CENA) fondé par Robert Masson.
Elle propose des consultations à Paris le week-end sur rendez-vous.
Installée en Cerdagne dans les Pyrénées-Orientales depuis 7 ans, elle propose des consultations à domicile en Cerdagne/Capcir ou à La Cabanasse, près de Mont-Louis (66).
Pour obtenir un rendez-vous, merci de bien vouloir lui adresser vos coordonnées postales et téléphoniques à l’adresse email suivante : info@santepublique-editions.fr
Attention : veuillez bien préciser votre adresse postale.
Les quatre piliers de la santé, par Sabine Campion (d’après une conférence donnée le 20 juillet 2006).
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114 pages de conseils simples et faciles à suivre chaque mois pour manger sain et retrouver la forme, avec de délicieuses recettes vite prêtes.
Offert lors de la première consultation avec Sabine Campion.
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